Amine Kessaci dénonce les fuites dans l’enquête sur l’assassinat de son frère Mehdi

Amine Kessaci, militant anti-narcotrafic et nouvel adjoint au maire de Marseille, a exprimé son indignation face aux fuites médiatiques concernant l’enquête sur la mort de son frère, Mehdi. Dans une déclaration transmise par ses avocats, il a souligné les conséquences gravissimes de ces fuites, qui, selon lui, compromettent la sécurité et l’établissement de la vérité.

EN BREF

  • Amine Kessaci dénonce des fuites sur l’enquête de l’assassinat de son frère.
  • Ces informations compromettent la sécurité et la recherche de vérité.
  • Un magistrat a signalé une violation du secret de l’instruction.

Dans sa déclaration, Amine Kessaci a affirmé : « Je déplore la violation du secret de l’instruction, qui implique des conséquences gravissimes en termes de sécurité. En plus, elle est une entrave à l’établissement de la vérité, ce qui est inacceptable et intolérable pour moi et les miens, mais également pour notre société. » Cette émotion palpable témoigne de la douleur que ressent sa famille face à cette tragédie.

Il a précisé que, contrairement à ce qui a été rapporté par certains médias, la ligne téléphonique de Mehdi n’était pas à son nom. « C’est donc encore et toujours pour la mémoire de mon bien-aimé frère et au nom de la vérité que mes avocats ont immédiatement déposé plainte pour violation du secret de l’instruction », a-t-il ajouté.

Le magistrat instructeur en charge de l’affaire a également pris l’initiative de signaler au parquet une possible violation du secret de l’instruction, renforçant ainsi la gravité de la situation. La publication d’informations sensibles pourrait nuire non seulement à l’enquête, mais également à la sécurité personnelle d’Amine Kessaci et de sa famille.

Mercredi, plusieurs sources proches de l’enquête ont confirmé à l’AFP que les tueurs de Mehdi Kessaci s’étaient « trompés de cible ». Ce tragique incident, survenu en novembre dernier à Marseille, a choqué l’opinion publique et révélé des failles dans la protection des individus impliqués dans des affaires de narcotrafic. Les enquêteurs estiment que cette confusion serait due à un numéro de téléphone attribué à Amine Kessaci, mais qui était en réalité utilisé par son jeune frère Mehdi.

Les commanditaires de cet assassinat, pour l’instant non identifiés, auraient communiqué ce numéro à l’équipe chargée de l’exécution. Une autre source proche du dossier a tempéré cette information, en précisant que la piste d’une erreur de cible était explorée avec la même rigueur que les autres hypothèses.

Le 13 novembre 2025, Mehdi Kessaci, âgé de 20 ans et totalement étranger au trafic de drogue, a été abattu dans une rue de Marseille, un événement qui a suscité une onde de choc à l’échelle nationale. Son assassinat a mis en lumière l’urgence d’une réflexion sur la sécurité des jeunes dans des environnements à risque.

Actuellement, le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) est en charge de l’enquête, qui a été ouverte en janvier. Alors que le travail des enquêteurs se poursuit, la famille Kessaci attend des réponses et espère que la vérité pourra bientôt être établie. Les répercussions des fuites dans cette affaire soulèvent des questions cruciales sur la protection des renseignements sensibles et le respect du secret de l’instruction.