Le 18 mai 2026, au 1.545e jour de la guerre en Ukraine, les tensions géopolitiques continuent d’évoluer. Ce lundi, le ministre ukrainien des Finances, Sergii Marchenko, a plaidé auprès de ses homologues du G7 réunis à Paris pour un renforcement des sanctions contre la Russie. Cependant, son appel n’a pas été entendu par l’administration Trump, qui semble davantage préoccupée par le pouvoir d’achat des Américains.
EN BREF
- Le secrétaire américain au trésor prolonge les exemptions de sanctions sur le pétrole russe.
- Angela Merkel critique le manque d’initiative diplomatique de l’UE face à la Russie.
- La Russie intensifie ses frappes sur l’Ukraine après une attaque de drones.
Dans un tweet publié ce même jour, Scott Bessent, le secrétaire américain au trésor, a annoncé la prorogation de la suspension des sanctions sur le pétrole russe stocké en mer. Cette mesure, qualifiée de « temporaire » et d’une durée de 30 jours, a pour objectif de « permettre aux pays les plus vulnérables d’accéder » à ce pétrole, dans un contexte de flambée des prix du brut, exacerbée par les hostilités croissantes avec l’Iran depuis le 28 février.
Dans ce contexte, l’ex-chancelière allemande Angela Merkel a brisé son silence lors d’un entretien sur une chaîne publique. Elle a exprimé ses regrets face à l’inaction de l’Union européenne en matière de diplomatie avec la Russie. Pour elle, il est « pas suffisant » que seul Donald Trump maintienne le contact avec Moscou. Ces déclarations interviennent alors qu’elle est critiquée pour sa gestion des relations avec la Russie durant son mandat, notamment pour avoir rendu l’Allemagne dépendante des approvisionnements énergétiques russes à bas prix.
En outre, des événements marquants se déroulent en Ukraine. Andriï Iermark, ancien bras droit de Volodymyr Zelensky, a versé une caution de 2,7 millions d’euros pour sortir de détention provisoire. Il est impliqué dans une enquête pour corruption, soupçonné d’avoir blanchi 9 millions d’euros via un projet immobilier à Kiev.
Sur le terrain, les hostilités s’intensifient. Après avoir subi une attaque de drones d’une ampleur sans précédent, la Russie a riposté par des frappes massives, lançant plus de 500 drones et une vingtaine de missiles sur l’Ukraine. Ces attaques ont entraîné une trentaine de blessés selon les autorités ukrainiennes. Les villes ciblées incluent Dnipro, Odessa, Kherson et Zaporijjia, où les frappes ont causé des dommages considérables.
Ce lundi, le climat géopolitique demeure tendu, avec des implications profondes pour la sécurité et l’économie de la région. La situation appelle à une vigilance accrue de la part des pays concernés et souligne l’importance d’une diplomatie active pour tenter de désamorcer cette crise qui perdure.