Kim Kardashian demande un euro symbolique aux braqueurs de son agression à Paris

Kim Kardashian souhaite visiblement tourner la page sur un épisode traumatisant de sa vie. Neuf ans après avoir été victime d’un braquage spectaculaire à Paris, la célèbre influenceuse américaine a formulé une demande de dommages et intérêts très symbolique. Ce lundi 18 mai, elle a ainsi réclamé un euro à chacun des membres du commando surnommé les « papys braqueurs ».

EN BREF

  • Kim Kardashian réclame un euro symbolique aux braqueurs impliqués dans son agression.
  • Les condamnations des accusés ont été jugées clémentes par la cour d’assises.
  • Le réceptionniste de l’hôtel demande près de 550 000 euros pour le préjudice subi.

Cette demande a été faite lors d’une audience consacrée aux intérêts civils, représentée par son avocate, Léonor Hennerick. Parmi les quatre membres du commando ciblés, figure Aomar Aït Khedache, considéré comme le chef du groupe et âgé aujourd’hui de plus de 70 ans. Il est à noter qu’un autre accusé, Didier Dubreucq, est décédé quelques semaines après le verdict rendu en mai 2025.

Pour rappel, dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016, Kim Kardashian avait été agressée à son hôtel à Paris, où elle avait été ligotée et bâillonnée. Les braqueurs étaient repartis avec un butin impressionnant, d’une valeur proche de 9 millions d’euros, comprenant une bague estimée à 3,5 millions d’euros. Malgré des années d’enquête, le sort des bijoux reste inconnu.

En mai 2025, après un procès médiatisé de quatre semaines, la cour d’assises de Paris avait prononcé des peines relativement légères contre les dix accusés. La peine la plus lourde n’a pas dépassé trois ans de prison ferme, sans possibilité de retour en détention, ce qui a suscité de vives réactions. Les magistrats ont justifié leur décision par le temps écoulé depuis les faits et par l’état de santé des accusés, arguant qu’il était désormais « éthiquement » impossible de les incarcérer.

Durant le procès, Kim Kardashian avait partagé l’angoisse qu’elle avait ressentie cette nuit-là. Elle avait exprimé une certaine satisfaction quant au verdict rendu, affirmant qu’elle souhaitait désormais « tourner la page » sur cette expérience traumatisante. Sa styliste, Simone Bretter, également présente lors de l’incident, a fait une demande similaire, réclamant un euro symbolique de dommages et intérêts.

Toutefois, toutes les victimes n’ont pas fait le même choix. Le réceptionniste de l’hôtel, longtemps resté dans l’ombre de cette affaire, réclame près de 550 000 euros, soutenant qu’il souffre toujours d’un syndrome post-traumatique. Son avocat, Mohand Ouidja, a souligné que cet homme, qui finançait ses études par ce travail de nuit, n’a jamais pu terminer sa thèse ni retrouver une stabilité professionnelle. Désormais installé en Algérie, il affirme n’avoir jamais pu se reconstruire depuis l’événement.

Cette demande a été vivement contestée par la défense. Un des avocats des accusés, Gabriel Duménil, a qualifié la requête de « spécieuse », remettant en question la légitimité de la demande du réceptionniste.

Parallèlement, l’hôtel visé par le braquage a également formulé une demande de dommages et intérêts s’élevant à 100 000 euros pour atteinte à son image.

La décision finale concernant les intérêts civils est attendue pour le 15 septembre prochain, et pourrait marquer un tournant dans cette affaire qui a captivé l’attention du public et des médias.