Itamar Ben Gvir provoque un tollé avec une vidéo de militants propalestiniens à genoux

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a suscité une vive controverse après la publication d’une vidéo montrant des militants d’une nouvelle « flottille pour Gaza » agenouillés et les mains liées. Ces images ont été diffusées après leur interception par les forces israéliennes en mer, entraînant des réactions indignées tant au sein du gouvernement israélien qu’à l’international.

EN BREF

  • Itamar Ben Gvir publie une vidéo controversée de militants arrêtés en mer.
  • Le Premier ministre Netanyahu dénonce ces images jugées « non conformes » aux valeurs israéliennes.
  • Des réactions internationales condamnent le traitement réservé aux détenus.

Les événements se sont déroulés le 19 mai 2026, lorsque les forces israéliennes ont intercepté plusieurs bateaux de la flottille au large de Chypre. Les militants, qui tentaient d’acheminer de l’aide humanitaire à Gaza, ont été transférés vers Israël pour y être détenus. La vidéo diffusée par Ben Gvir, où il se félicite de cette opération, a été accueillie par des critiques acerbes. Le ministre a déclaré que ces images étaient une « grande source de fierté », contrairement aux opinions exprimées par d’autres membres du gouvernement.

Benjamin Netanyahu a rapidement réagi en désavouant son ministre, affirmant que de telles images ne correspondent pas à l’image d’Israël. Gideon Saar, le ministre des Affaires étrangères, a également exprimé son désaccord, accusant Ben Gvir d’avoir « sciemment nui » à l’image du pays. Ces déclarations révèlent des tensions au sein de la coalition gouvernementale israélienne, où les positions sur la question palestinienne divergent.

Les réactions internationales n’ont pas tardé. Des gouvernements de plusieurs pays ont condamné le traitement réservé aux militants. L’Italie a qualifié ces actes de « monstrueux, indigne et inhumain », tandis que le ministre des Affaires étrangères irlandais a exprimé sa consternation face à ces événements. La France, par le biais de son ambassade, a convoqué l’ambassadeur israélien pour exprimer son indignation. D’autres pays comme l’Allemagne et la Turquie ont également exprimé leur désapprobation, qualifiant les actions israéliennes de « barbares ».

Les images de la vidéo, où l’on voit des militants agenouillés sur le pont d’un bateau de la marine israélienne, suscitent un profond malaise. Une manifestante criant « Libérez la Palestine » a été contrainte de se soumettre au sol par les agents de sécurité. Ce traitement a été largement critiqué par les organisations de défense des droits humains, qui parlent d’une violation flagrante des droits fondamentaux.

Le ministre Ben Gvir, connu pour ses positions extrêmes, se retrouve au cœur d’une tempête politique. Bien qu’il ait reçu des soutiens dans certaines franges de la population israélienne, ses actions soulèvent des inquiétudes sur les conséquences de telles provocations sur la scène internationale. Les tensions entre Israël et les pays disposant de ressortissants arrêtés pourraient avoir des répercussions diplomatiques importantes.

Le Hamas a également réagi à la vidéo, dénonçant la « dépravation morale » de l’État israélien. Dans un contexte où le blocus de Gaza s’est intensifié, cette flottille avait pour but d’attirer l’attention sur les conditions de vie des Gazaouis, exacerbées par deux années de conflit. Le ministre israélien a défendu l’interception des bateaux, affirmant qu’Israël a le droit de protéger ses eaux territoriales face à ce qu’il qualifie de provocations.

Dans l’ensemble, la situation continue d’évoluer alors que les tensions demeurent vives entre Israël et les mouvements pro-palestiniens. Alors que le gouvernement israélien se divise sur la question, les appels à une résolution pacifique et à des négociations diplomatiques semblent plus cruciaux que jamais.