Le président américain Donald Trump a récemment tempéré les espoirs d’un accord imminent avec l’Iran, malgré des signes de progrès dans les négociations. Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, il a demandé à ses représentants de ne pas se précipiter pour conclure un accord, soulignant que le temps jouait en faveur des États-Unis.
EN BREF
- Donald Trump appelle à la patience dans les négociations avec l’Iran.
- Le blocus sur les ports iraniens reste en vigueur jusqu’à un accord conclu.
- Les discussions sur le nucléaire, bien que complexes, restent à l’ordre du jour.
Le conflit entre les États-Unis et l’Iran, qui a débuté le 28 février 2026 à la suite d’une attaque américano-israélienne, a provoqué de lourdes pertes humaines, en particulier en Iran et au Liban, où le Hezbollah a rejoint le combat. Bien qu’un cessez-le-feu soit en vigueur depuis le 8 avril, la situation économique mondiale est fortement impactée par le quasi-blocage du détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour l’exportation des hydrocarbures.
Dans son message, Trump a également précisé que le blocus des ports iraniens resterait en place tant que l’accord ne serait pas certifié et signé. Un haut responsable de la Maison Blanche a confirmé que l’accord ne serait pas finalisé immédiatement, indiquant que l’approbation par les autorités iraniennes pourrait prendre plusieurs jours.
Selon des rapports, l’accord en cours de négociation permettrait aux navires de traverser de nouveau le détroit d’Ormuz, un passage qui représentait auparavant 20 % des hydrocarbures consommés dans le monde. La dernière proposition avancée comprendrait également le dégel de certains actifs iraniens dans des banques étrangères.
Malgré ces avancées, certaines clauses restent problématiques. Les États-Unis continuent de bloquer des points cruciaux tels que le déblocage des avoirs iraniens, selon l’agence de presse Tasnim. De plus, le rapport Fars indique que les sanctions sur le pétrole et le gaz pourraient être levées temporairement pour faciliter les négociations, bien que cela ne résolve pas la question nucléaire.
Marco Rubio, le secrétaire d’État américain, a déclaré au New York Times que les négociations nucléaires nécessitent du temps et ne peuvent être résolues en quelques jours. Il a évoqué un délai de 60 jours pour entamer des discussions approfondies sur l’enrichissement d’uranium et l’engagement de l’Iran à ne pas développer d’armes nucléaires.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a, de son côté, exprimé son souhait qu’un accord final avec l’Iran élimine toute menace nucléaire. Lors d’un entretien téléphonique avec Trump, il a insisté sur la nécessité d’une position forte face à Téhéran.
Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a également joué un rôle de médiateur dans ces discussions, espérant organiser prochainement une nouvelle séance de négociations. Une première rencontre avait eu lieu à Islamabad le 11 avril, mais sans résultats concrets.
Sur le terrain, la situation demeure tendue. Des frappes israéliennes ont causé la mort de plusieurs personnes au Liban, malgré le cessez-le-feu en vigueur. Netanyahu a affirmé que Trump avait réaffirmé le droit d’Israël à se défendre contre toute menace, tandis que le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a exprimé l’espoir que l’accord entre Washington et Téhéran inclurait des discussions sur le Liban.
En conclusion, bien que des avancées soient visibles dans les négociations, le chemin vers un accord durable entre les États-Unis et l’Iran s’annonce semé d’embûches. Les attentes doivent être modérées tant que des questions cruciales, notamment celles liées à la sécurité nucléaire, demeurent non résolues.