Accord États-Unis-Iran : Alexis Corbière évoque les enjeux géopolitiques et la primaire à gauche

Alexis Corbière, député écologiste et social de Seine-Saint-Denis, a été l’invité du « 8h30 franceinfo » le dimanche 24 mai 2026. Il a abordé des sujets cruciaux tels que les négociations entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que la situation politique en vue de la primaire à gauche pour les élections présidentielles de 2027.

EN BREF

  • Les États-Unis et l’Iran avancent vers un accord pour mettre fin à la guerre.
  • Corbière critique le retour potentiel de François Hollande dans la primaire à gauche.
  • Un appel lancé au Parti socialiste pour clarifier la question de la primaire.

Concernant l’accord entre les États-Unis et l’Iran, Alexis Corbière a souligné les avancées récentes dans les discussions. Donald Trump a déclaré qu’un compromis « largement négocié » serait en cours, permettant notamment la réouverture du détroit d’Ormuz. Corbière a exprimé son optimisme, affirmant : « Je veux y croire comme tout le monde ». Il a rappelé que la guerre menée par Trump avait coûté 25 milliards d’euros aux États-Unis, un montant qui pourrait largement couvrir les efforts nécessaires pour lutter contre la faim dans le monde, estimés entre 2,5 et 5 milliards.

Il a également questionné les véritables objectifs des États-Unis, suggérant un lien avec leur intervention au Venezuela et une volonté de contrôle sur des zones stratégiques pour la distribution de pétrole. « La grande victime de tout ça ne peut pas être le droit international », a-t-il conclu, insistant sur l’importance de respecter les normes et accords internationaux dans cette dynamique complexe.

Sur le front interne, Corbière s’est penché sur la primaire à gauche, qui s’annonce tumultueuse. Co-fondateur du mouvement L’Après, après son départ de La France Insoumise, il a critiqué les tensions croissantes autour de cette élection. Il a particulièrement pointé du doigt François Hollande, ancien président de la République, qui a récemment déclaré qu’il n’excluait « aucune décision » concernant sa participation à la primaire. « La primaire est percutée par des rumeurs entretenues par des gens qui bordélisent », a déclaré Corbière, insinuant que l’ancien président cherche à tirer parti du chaos pour envisager un retour politique.

Corbière a également rappelé que Hollande avait lui-même reconnu, avec lucidité, que son bilan n’était pas favorable à un retour. « Ce serait piquant qu’il revienne aujourd’hui », a-t-il ajouté, soulignant l’ironie d’une telle éventualité. Il a également lancé un appel au Parti socialiste, exhortant ses membres à trancher rapidement la question de la primaire, afin de permettre une stratégie unitaire pour éviter une défaite aux élections présidentielles de 2027.

Les tensions autour de cette primaire, couplées aux enjeux géopolitiques internationaux, soulèvent des interrogations quant à l’avenir politique de la gauche en France. Corbière, en tant que figure montante et critique, continue de faire entendre sa voix dans ce contexte incertain, où les défis à la fois internes et externes se croisent de manière inextricable.

Le climat politique actuel, marqué par des incertitudes et des rivalités au sein de la gauche, pourrait bien influencer les résultats des prochaines élections, et il reste à voir comment ces dynamiques évolueront dans les mois à venir.