Incendie tragique au Kenya : au moins 16 élèves perdent la vie dans un dortoir

Un incendie dévastateur a frappé un pensionnat de filles au Kenya, entraînant la mort d’au moins 16 personnes, principalement des élèves. Cet incident tragique s’est produit dans la nuit de jeudi à Gilgil, une ville située à environ 100 kilomètres au nord de Nairobi, où le dortoir de l’école de filles Utumishi a pris feu aux alentours de 3h30 du matin. Le bilan des blessés s’élève à 73, selon des sources policières.

EN BREF

  • Au moins 16 élèves ont péri dans un incendie survenu à Gilgil.
  • 73 personnes ont été blessées, la plupart sont des élèves.
  • Le ministre de l’Intérieur est sur place pour superviser l’enquête.

La Croix-Rouge a confirmé le déploiement de ses équipes sur les lieux de l’incendie, mais aucun bilan officiel n’a encore été établi. Les circonstances de ce sinistre restent floues, et l’âge des victimes n’a pas été précisé. Les parents, angoissés, se sont rapidement rassemblés dans la cour de l’école, espérant des nouvelles de leurs enfants.

Le ministre kényan de l’Intérieur, Kipchumba Murkomen, ainsi que le directeur adjoint de la police, Eliud Lagat, se sont rendus sur place pour suivre l’évolution de la situation. Le chef des services d’enquête criminelle (DCI), Mohammed Amin, a également été dépêché à Gilgil pour superviser l’enquête préliminaire sur les causes de l’incendie.

Ce drame rappelle les précédents incidents tragiques survenus dans des établissements scolaires au Kenya, un pays où de nombreux élèves vivent en internat. En septembre 2024, un autre incendie avait coûté la vie à 21 élèves dans un dortoir près de Nyeri, à environ 160 kilomètres de Nairobi. L’incendie le plus meurtrier de l’histoire kényane s’est produit en 2001, tuant 67 lycéens dans le district de Machakos.

Les autorités sont préoccupées par la sécurité des pensionnats au Kenya, souvent confrontés à des problèmes de structures inadaptées et de mesures de sécurité insuffisantes. Ce nouvel incident suscite des appels à une réévaluation des normes de sécurité dans ces établissements, afin de prévenir de telles tragédies à l’avenir.

En attendant, les familles des victimes et des blessés sont plongées dans le chagrin et l’anxiété, alors que les enquêtes se poursuivent pour déterminer les causes exactes de cet incendie dévastateur. Le soutien psychologique est également envisagé pour aider les élèves et les parents à surmonter ce choc traumatique.