La désescalade entre Israël et le Hezbollah compromise après l’annonce de Trump

L’optimisme affiché par le président américain Donald Trump concernant un accord de cessation des hostilités entre Israël et le Hezbollah semble avoir été de courte durée. Moins de 24 heures après ses déclarations, le mouvement chiite libanais a intensifié ses attaques contre l’armée israélienne, remettant en question la viabilité de toute négociation de paix.

EN BREF

  • Le Hezbollah a revendiqué plusieurs attaques contre Israël après l’annonce de Trump.
  • Les combats persistent malgré des promesses de désescalade.
  • La situation demeure tendue, avec des menaces israéliennes contre Beyrouth.

Dans la nuit du lundi 1er au mardi 2 juin, les affrontements se sont intensifiés dans le sud du Liban. Le Hezbollah a annoncé avoir détruit un char Merkava près de Hadatha et a mené plusieurs autres actions offensives contre des positions israéliennes. En réponse, l’armée israélienne a signalé avoir intercepté deux projectiles provenant du Liban, après des alertes sonores dans le nord d’Israël.

Les espoirs d’une désescalade rapide s’étaient pourtant renforcés lorsque Donald Trump a déclaré sur son réseau social, Truth Social, avoir obtenu des engagements de la part des deux belligérants. Selon ses propos, le Hezbollah aurait promis de « cesser totalement le feu », tandis que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou se serait engagé à ne pas envoyer de troupes à Beyrouth. Trump a affirmé : « Israël ne les attaquera pas et ils n’attaqueront pas Israël. »

Dans la même veine, l’ambassade du Liban aux États-Unis a confirmé que le Hezbollah avait accepté une proposition américaine pour un arrêt mutuel des attaques. Cependant, la poursuite des combats dans la nuit souligne la fragilité de cette promesse d’apaisement. Déjà, lundi soir, plusieurs déclarations contradictoires avaient fait naître des doutes quant à la portée de l’annonce de Trump.

En effet, Benyamin Netanyahou n’a pas validé l’existence d’un accord global et a même menacé de frapper Beyrouth si le Hezbollah poursuivait ses attaques contre Israël. Cette déclaration a entraîné des mouvements de population dans certains quartiers de la capitale libanaise, témoignant de l’inquiétude croissante parmi les civils. Par la suite, Trump a tenté d’apaiser la situation en affirmant avoir obtenu de son allié israélien qu’il renonce à toute opération militaire contre la capitale libanaise.

Sur le plan international, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a recommandé dans un rapport remis au Conseil de sécurité de maintenir une force de maintien de la paix après la fin prévue du mandat de la Finul à la fin de l’année 2026. Il a souligné la nécessité d’une présence internationale pour surveiller la frontière entre Israël et le Liban, soutenir les forces armées libanaises et contribuer à éviter de nouvelles escalades.

Cependant, cette recommandation pourrait rencontrer des réticences de la part des États-Unis et d’Israël, qui avaient soutenu la décision de mettre fin au mandat actuel de la force de maintien de la paix. La situation demeure donc tendue, et les espoirs d’un apaisement durable semblent s’éloigner.