Les tensions entre Israël et le Hezbollah restent vives au Liban, même si un cessez-le-feu est théoriquement en vigueur depuis le 17 avril. Les affrontements se poursuivent dans le sud du pays, contrecarrant les efforts diplomatiques en cours aux États-Unis, où des négociations ont été relancées entre les deux parties.
EN BREF
- Les frappes israéliennes se poursuivent dans le sud du Liban malgré un cessez-le-feu.
- Des pourparlers de paix ont lieu aux États-Unis entre Israël et le Liban.
- Le Hezbollah continue d’opposer une résistance significative aux forces israéliennes.
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a déclaré que si ce n’était pour l’opposition du Hezbollah, un accord de paix pourrait être atteint « dès demain ». Cette quatrième session de négociations, qui a débuté mardi à Washington, a vu des délégations israéliennes et libanaises se rencontrer, bien que les deux pays n’entretiennent pas de relations diplomatiques officielles.
Le porte-parole du département d’État, Tommy Pigott, a commenté en fin de journée que des progrès étaient réalisés sur les questions politiques et sécuritaires. Les discussions doivent se poursuivre ce mercredi, mais la situation sur le terrain demeure préoccupante.
Lors d’un discours lundi, Donald Trump a affirmé que le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, s’était engagé à ne pas envoyer de troupes à Beyrouth. Cependant, Netanyahou a rapidement réaffirmé que son armée continuerait de frapper des cibles qu’il qualifie de « terroristes » à Beyrouth si le Hezbollah persistait dans ses attaques. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a également mentionné que les États-Unis avaient « validé le principe » d’une action militaire.
Le conflit a causé des pertes humaines significatives. Mardi, l’armée israélienne a mené des frappes dans une vingtaine de localités libanaises, faisant cinq morts, dont un enfant, et 48 blessés. Le ministère libanais de la Santé a précisé que parmi les blessés se trouvaient un médecin et cinq employés d’un hôpital public à Tebnine.
Netanyahou a promis que l’armée israélienne « continuerait à opérer comme prévu » dans le sud du Liban, où elle a intensifié ses actions comme jamais depuis près de 30 ans. L’objectif déclaré est de « écraser » le Hezbollah pour protéger le nord d’Israël des attaques.
Le Hezbollah, quant à lui, est impliqué dans ce conflit pour soutenir l’Iran, ce qui a entraîné une escalade des frappes israéliennes, faisant jusqu’à présent 3 468 morts selon le ministère libanais de la Santé. Parmi ces victimes, 35 ont été tuées depuis lundi. Plus d’un million de personnes ont été déplacées à cause des combats, tandis qu’Israël a perdu 26 soldats et un civil contractuel au Liban.
Les États-Unis cherchent à dissocier les négociations israélo-libanaises de celles avec l’Iran. Cependant, Téhéran refuse cette séparation. Donald Trump a assuré que les discussions avec l’Iran se poursuivent « sans interruption », démentant les rumeurs selon lesquelles Téhéran aurait suspendu le dialogue en raison de l’offensive israélienne au Liban.
La situation demeure tendue et complexe, alors que les acteurs régionaux et internationaux continuent de tenter de trouver un terrain d’entente. Les prochaines heures seront cruciales pour déterminer si les pourparlers de paix pourront véritablement progresser ou si les hostilités vont s’intensifier.