Quinze ans après les tragiques événements survenus à Nantes, l’affaire de Xavier Dupont de Ligonnès continue de fasciner et d’intriguer. Selon des révélations récentes de Le Nouveau Détective, une ancienne piste, longtemps négligée, refait surface. Elle concerne une possible « 6ème victime » dans le Var, un élément qui pourrait potentiellement relancer l’enquête.
EN BREF
- Une ancienne piste évoque une 6ème victime dans le Var.
- Xavier Dupont de Ligonnès a disparu après la découverte des corps de sa famille.
- La proximité géographique soulève des questions sur une possible connexion.
Pour bien comprendre cette nouvelle hypothèse, il convient de revenir sur les faits marquants de l’affaire. En avril 2011, les corps d’Agnès Dupont de Ligonnès et de ses quatre enfants sont découverts sous la terrasse de leur maison à Nantes. L’organisation méticuleuse des meurtres suggère un plan soigneusement orchestré par le père, qui s’est ensuite évaporé dans la nature.
Les enquêteurs ont rapidement établi que Xavier Dupont de Ligonnès avait préparé son départ avec soin. Avant les meurtres, il avait envoyé des messages à des proches et à des institutions évoquant une nécessité de « disparaître » en lien avec un prétendu programme de protection de témoins. Ce récit, bien que peu crédible, a permis de gagner du temps et a orienté les investigations dans une direction précise.
Les déplacements du suspect ont été retracés grâce à des relevés de péages et des images de vidéosurveillance. Le 14 avril 2011, il passe la nuit dans un hôtel près de Toulouse, avant de se diriger vers la Côte d’Azur. Sa voiture est retrouvée sur le parking d’un hôtel à Roquebrune-sur-Argens, dans le Var, et c’est à partir de ce moment que sa trace se perd.
Étonnamment, le 15 avril 2011, une femme de 50 ans disparaît à Lorgues, une commune située à moins de trente kilomètres de Roquebrune-sur-Argens. Cette femme, décrite comme fragile et ayant connu des difficultés personnelles, ne suscite pas immédiatement d’inquiétude. Ce n’est qu’un mois plus tard que son corps est retrouvé dans les collines du Haut-Var, dissimulé sous des débris.
La question se pose alors : Xavier Dupont de Ligonnès aurait-il un lien avec la disparition et le décès de cette femme ? Ce qui rend cette hypothèse particulièrement troublante, c’est la coïncidence des dates et la proximité des lieux. Entre 1992 et 1994, la famille Dupont de Ligonnès résidait à Lorgues, à environ 800 mètres de l’endroit où la victime a vécu.
Bien que rien n’étaye cette connexion, la coïncidence temporelle et géographique est suffisamment troublante pour mériter une attention particulière. Le fugitif connaissait bien la région, et cette période de sa fuite demeure floue, laissant planer un doute sur ses actions.
Cependant, il est essentiel de rester prudent. Cette disparition n’a pas été officiellement liée à l’affaire de Nantes, et aucune certitude ne permet d’affirmer qu’elle constitue une pièce du puzzle. Néanmoins, le rappel de cette piste, quatorze ans après les faits, souligne le fait que de nombreuses zones d’ombre subsistent encore dans cette affaire complexe.
À ce jour, l’affaire Dupont de Ligonnès continue d’alimenter spéculations et interrogations. Les multiples fausses pistes qui ont jalonné l’enquête rappellent que chaque détail compte, et que l’ombre d’une possible 6ème victime pourrait rouvrir des volets jusqu’alors fermés. Malheureusement, quinze ans après ces événements tragiques, le mystère demeure entier.