Recherches intensifiées pour retrouver Lyhanna, 11 ans, disparue dans le Gers

Les opérations de recherche se poursuivent activement pour retrouver Lyhanna, une fillette de 11 ans disparue depuis le vendredi 29 mai dans le département du Gers. Le colonel Philippe de Laforcade, commandant du groupement de gendarmerie du Gers, a exprimé sa détermination lors d’une conférence de presse tenue mardi 2 juin, déclarant : « Le temps joue contre nous, mais cela n’entame pas notre détermination ». Les gendarmes redoublent d’efforts pour explorer chaque recoin de la région.

EN BREF

  • Lyhanna, 11 ans, est portée disparue depuis le 29 mai dans le Gers.
  • 170 à 180 militaires et des équipes spécialisées participent aux recherches.
  • Le suspect, un homme de 41 ans, a été mis en examen pour enlèvement et séquestration.

Les recherches se concentrent sur plusieurs secteurs stratégiques. Le colonel de Laforcade a précisé que les équipes se penchent sur les axes routiers, les plans d’eau, ainsi que les forêts et champs environnants. Ce mercredi 3 juin, les gendarmes mettent l’accent sur des « vérifications de points d’intérêt particuliers », ciblant des zones que connaissent bien les pêcheurs ou chasseurs locaux. Une réunion a été organisée à Fleurance, où des bénévoles se sont joints aux équipes militaires.

À ce jour, entre 170 et 180 militaires sont mobilisés. Ils bénéficient de l’assistance de chiens spécialisés capables de suivre les odeurs, ainsi que d’un hélicoptère et de drones pour repérer des indices potentiels dans les zones boisées et agricoles. Des équipes de plongeurs inspectent également les rivières et lacs de la région pour tenter de retrouver Lyhanna.

« C’est une couverture précise, chirurgicale », a expliqué le colonel. Chaque gendarme s’efforce de balayer visuellement le terrain à la recherche de traces ou d’indices. Ce travail, décrit comme étant en trois dimensions, est maîtrisé par les gendarmes mobiles. Les efforts sont d’autant plus soutenus que les éléments récupérés lors d’une battue encadrée par les forces de l’ordre dimanche dernier sont en cours d’analyse.

Les premières investigations menées autour d’une piscine, où le suspect avait prétendument déposé Lyhanna, n’ont pas donné de résultats concluants. Le suspect, un homme de 41 ans connu de la victime, a été vu avec elle dans sa voiture à la sortie du collège. Actuellement en détention provisoire pour « enlèvement et séquestration de mineure de moins de 15 ans », il a fourni des éléments jugés incohérents lors de sa garde à vue.

Un tournant dans l’affaire a été marqué mardi 2 juin, lorsque le procureur de Toulouse, David Charmatz, a confirmé qu’une plainte contre le suspect pour « viol sur mineure de moins de 15 ans » avait été déposée en août 2025. Ce développement a conduit à l’ouverture d’une enquête administrative pour examiner d’éventuels dysfonctionnements liés à cette plainte.

La communauté locale montre un grand soutien face à cette tragédie. Une riveraine a raconté : « On a créé un groupe pour suivre les points que nous avons fouillés. Dès que nous trouvons quelque chose, nous appelons les gendarmes car il est crucial de ne rien toucher ». Cette mobilisation des habitants souligne l’impact émotionnel de cette disparition sur la petite commune.

Jacques Fonbonne, général de gendarmerie et ancien commandant de la section de recherches d’Orléans, a exprimé des inquiétudes quant à l’élargissement du périmètre de recherche. « Cela n’est pas bon signe », a-t-il déclaré, indiquant que cela pourrait signifier que toutes les zones où le corps de la jeune fille aurait pu être visible ont déjà été explorées. Il a également relevé un trou de deux heures dans l’emploi du temps du suspect, suscitant des interrogations sur ses déplacements durant cette période.

Les recherches se poursuivent avec l’espoir de retrouver Lyhanna saine et sauve, alors que les équipes mobilisées se battent contre le temps et les incertitudes.