La disparition de la petite Lyhanna, âgée de 11 ans, survenue vendredi 29 mai à Fleurance dans le Gers, soulève de nombreuses interrogations. Jérôme B., un homme de 41 ans, a été mis en examen pour enlèvement et séquestration et est actuellement en détention provisoire.
EN BREF
- Lyhanna a disparu depuis le 29 mai 2026.
- Jérôme B. est déjà visé par une plainte pour viol sur mineure.
- Les délais de traitement de cette plainte sont pointés du doigt par les autorités.
Malgré ses dénégations concernant son implication dans la disparition de la collégienne, Jérôme B. est connu des services judiciaires. En effet, il fait l’objet depuis le 22 août 2025 d’une plainte pour des faits de viols sur une mineure de moins de 15 ans. Cette plainte, comme l’a rapporté BFMTV, semble avoir été négligée, circulant de commissariat en commissariat sans qu’aucune action significative ne soit entreprise contre lui.
Les événements remontent à un cours de sport en 2025, où la victime, une fillette de 10 ans, se trouvait dans le même groupe que les filles de Jérôme B. Après plusieurs visites à son domicile, la mère de la fillette a commencé à s’inquiéter de changements de comportements chez sa fille, qui posait des questions sur des sujets délicats. Ce n’est qu’après plusieurs mois que la fillette a finalement dénoncé les abus qu’elle avait subis.
Avant le dépôt de plainte, Jérôme B. avait rejeté les accusations, qualifiant l’enfant de manipulatrice. Pourtant, neuf mois se sont écoulés depuis la plainte, et le suspect n’a toujours pas été entendu dans cette affaire, selon la procureure d’Auch. Jacques-Charles Fombonne, général de gendarmerie et ancien commandant de la section de recherches d’Orléans, a déclaré à ce sujet : « C’est plus qu’un dysfonctionnement. Il est crucial de savoir ce qui s’est passé dans cette enquête. »
La mère de la première victime présumée a exprimé sa frustration face à la gestion de cette plainte, affirmant que si celle-ci avait été traitée avec sérieux, « la petite Lyhanna serait encore chez elle. » Cette déclaration a été corroborée par le général Fombonne, qui souligne que le suspect aurait probablement été mis en examen et placé en détention provisoire.
Des voix s’élèvent également parmi les citoyens. Pierre, un père de famille, a exprimé son indignation : « Que fait la justice ? Quand une gamine de 10 ans porte plainte pour viol, il faut la prendre au sérieux. » Les citoyens s’interrogent sur l’inefficacité du système judiciaire, surtout lorsque des plaintes pour des actes aussi graves sont ignorées.
Les recherches pour retrouver Lyhanna se poursuivent, et le temps presse. Jacques-Charles Fombonne prévient que « les témoignages deviendront imprécis et les éléments de police technique risquent de disparaître. » Les interrogations abondent quant à l’état de la jeune fille et sa sécurité.
Jérôme B. est le dernier à avoir vu Lyhanna et pourrait détenir des informations cruciales sur sa localisation. Cependant, il reste silencieux depuis le début de sa garde à vue. Fombonne explique que ce type d’affaires nécessite une approche délicate : « Il faut cerner le personnage et établir un climat de confiance pour obtenir des révélations. » Cette méthode vise à éviter que le suspect ne se renferme sur lui-même, invoquant son droit au silence.
Alors que l’enquête se poursuit, la pression monte sur les autorités judiciaires pour qu’elles prennent au sérieux les plaintes et agissent de manière rapide et efficace. La société observe avec inquiétude, face à la montée des émotions et des frustrations qui pourraient conduire à des actes de justice personnelle si la situation perdure.