Mourad Boudjellal dénonce des impôts trop élevés et envisage de quitter la France

En ce jeudi 4 juin, jour ultime pour effectuer sa déclaration de revenus, l’entrepreneur Mourad Boudjellal exprime son désarroi face à un système fiscal qu’il juge trop lourd et injuste. À 65 ans, il annonce que ce sera l’une de ses dernières déclarations : « Encore trois déclarations et je me casse, c’est fini », déclare-t-il sur le plateau des Grandes Gueules.

EN BREF

  • Mourad Boudjellal critique la fiscalité en France, la qualifiant de confiscatoire.
  • Il annonce son intention de quitter le pays après trois dernières déclarations d’impôts.
  • Son avocat, Charles Consigny, dénonce un système fiscal qu’il considère criminel.

Pour Mourad Boudjellal, le poids des impôts est devenu insupportable. « L’impôt est omniprésent, il devient agressif », affirme-t-il. Il souligne que ceux qui paient des impôts ont souvent travaillé dur toute leur vie pour gagner leur argent. « On est dans un pays où l’on est davantage taxé si l’on crée de l’emploi que si l’on fait de la bourse, et on ne mesure pas tous les sacrifices », ajoute l’ancien président du Rugby Club Toulon sur RMC Story.

Il exprime également son mécontentement face à l’utilisation des fonds collectés par l’État. « Si mes impôts servaient à réduire la pauvreté, à financer des services efficaces, je serais fier de contribuer à mon pays. Mais j’ai l’impression de servir une oligarchie, c’est de la prostitution », déplore-t-il. Cette perception l’a amené à se fixer une échéance : il quittera la France si la situation ne s’améliore pas.

Les critiques ne s’arrêtent pas là. Charles Consigny, avocat et chroniqueur, qualifie le système fiscal français de « système criminel ». Selon lui, les artisans et les indépendants sont victimes d’une taxation excessive. « Quand on vous prend les trois quarts de ce que vous créez, c’est du vol », soutient-il. Consigny souligne que l’État utilise des moyens détournés pour prélever ces impôts, en multipliant les taxes et charges.

Il va jusqu’à comparer la politique fiscale de l’État à une forme de vol institutionnalisé : « Jésus multipliait les pains, Bercy multiplie les impôts », ironise-t-il. Cette situation est particulièrement démoralisante pour les travailleurs indépendants qui se voient pénalisés pour leurs efforts. « À quoi ça me sert de travailler plus si le résultat de mes efforts est volé ! », s’indigne Charles Consigny.

En plus de l’aspect financier, Mourad Boudjellal se plaint également d’un « harcèlement » administratif. « Dans ma vie, j’ai dû avoir une trentaine de contrôles. J’ai eu des contrôles Urssaf, des contrôles fiscaux, de la répression des fraudes, et j’en passe », raconte-t-il, déplorant que ces contrôles surviennent souvent à des moments cruciaux pour son entreprise.

Avant de quitter la France, Mourad Boudjellal s’assure qu’il n’a jamais eu recours à l’évasion fiscale. « Si mon contrôleur des impôts m’écoute, je n’ai jamais fait ça », promet-il, déclarant ainsi sa volonté de respecter la loi, même si celle-ci lui semble souvent injuste.

La colère de Boudjellal et les critiques de Consigny mettent en lumière un sentiment partagé par de nombreux contribuables en France. Alors que la date limite pour les déclarations approche, le débat sur la fiscalité et son impact sur le quotidien des citoyens est plus que jamais d’actualité.