Le 11 juin 2026, la tension entre l’Iran et les États-Unis a pris une nouvelle dimension avec des frappes militaires réciproques. Alors qu’un accord de paix semblait sur le point d’être atteint, la situation s’est rapidement détériorée, entraînant des menaces de la part des Gardiens de la Révolution iraniens. Ces derniers ont déclaré qu’ils fermeraient le détroit d’Ormuz à tout navire qui tenterait de le traverser, une décision qui pourrait avoir des répercussions sur le commerce mondial.
EN BREF
- Les Gardiens de la Révolution menacent de fermer le détroit d’Ormuz.
- Washington dément tout blocage et affirme que le transit maritime continue.
- Les frappes réciproques aggravent la situation au Moyen-Orient.
Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de Téhéran, ont prévenu que le détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel, serait fermé jusqu’à nouvel ordre. « Aucune approche du détroit d’Ormuz ne sera tolérée », ont-ils déclaré, ajoutant qu’ils prendraient pour cible tout navire s’approchant du passage stratégique.
Cette menace a été énoncée après que des frappes américaines ont touché des installations militaires iraniennes. Les médias iraniens ont rapporté que deux navires tentant de franchir le détroit ont été frappés, sans fournir plus de précisions. Le commandant de l’aviation des Gardiens de la Révolution, Sardar Mousavi, a même déclaré que la région deviendrait « un enfer » pour les forces américaines.
Du côté américain, le Commandement militaire pour le Moyen-Orient (Centcom) a rapidement démenti les allégations de blocage du détroit, affirmant que les navires commerciaux continuaient de circuler normalement. Le président américain Donald Trump a également déclaré que les États-Unis ne toléreraient pas ces provocations iraniennes.
Les tensions ne se limitent pas au détroit d’Ormuz. L’Iran a mené des frappes avec des drones sur des bases militaires au Koweït et à Bahreïn, et des sirènes d’alerte ont été déclenchées dans ces pays. Les Gardiens de la Révolution ont également affirmé avoir tiré des missiles balistiques contre des installations militaires jordaniennes, exacerbant ainsi le climat de conflit dans la région.
Cette escalade des hostilités intervient alors qu’un cessez-le-feu fragile avait été établi depuis le 8 avril 2026. Les récentes frappes de l’Iran et les menaces de Trump de répondre « très durement » aux provocations mettent à mal tout espoir de négociations pacifiques. Le ministre américain de la Défense a même insinué que les États-Unis étaient prêts à négocier par la force si nécessaire.
Les répercussions de ce conflit se font également sentir sur le marché pétrolier. Le jeudi matin, le prix du baril de Brent de la mer du Nord a connu une augmentation de 1,7 %, atteignant 94,68 dollars, tandis que le WTI américain a grimpé de 2 % à 91,84 dollars, illustrant l’inquiétude croissante des marchés face à cette instabilité.
Dans ce contexte tendu, la question de la sécurité maritime dans le détroit d’Ormuz devient primordiale, car elle pourrait avoir des conséquences dramatiques sur l’approvisionnement énergétique mondial. Les prochaines heures et jours seront cruciales pour déterminer si la situation va s’apaiser ou au contraire s’aggraver, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour la région et au-delà.