Un incident choquant s’est déroulé mercredi 10 juin à La Roche-sur-Yon, où le centre LGBTQIA+ et le planning familial ont été la cible d’une intrusion violente. Quatre militants, dont trois hommes et une femme, ont pénétré dans le Pôle associatif de la ville, brandissant une banderole pro-vie et proférant des slogans homophobes.
EN BREF
- Quatre militants ont intrusé dans le centre LGBTQIA+ et le planning familial.
- Des slogans homophobes et une banderole pro-vie ont été déployés.
- Les deux associations portent plainte, soutenues par des témoins.
Le rassemblement des deux associations se déroulait normalement lorsque les militants sont intervenus vers 17h30. « C’était très violent, on est encore sous le choc », a déclaré la secrétaire du planning familial, témoignant de l’intensité de l’événement. Aron, un membre du centre LGBTQIA+, a également décrit la scène, précisant qu’il pensait initialement à une blague avant de réaliser la gravité de la situation. Un adhérent a dû intervenir pour expulser un des intrus qui bloquait l’accès à la porte.
Les militants ont exhibé une banderole portant le slogan « Génocides, avortement sur les bébés » et ont scandé des phrases telles que « les homosexuels vont brûler en enfer ». Ces propos, d’une violence inouïe, n’ont pas été revendiqués par une mouvance politique identifiable, selon le quotidien local.
Face à cette agression, des passants et des étudiants du conservatoire voisin se sont mobilisés pour défendre les deux associations, dénonçant ensemble cette attaque. L’intervention rapide d’un dispositif policier a permis d’interpeller les quatre militants, mettant fin à l’incident.
Dans la foulée, le centre LGBTQI+ et le planning familial ont annoncé leur intention de déposer une plainte conjointe. Le lendemain, le 11 juin, la ville s’est jointe à cette démarche, exprimant son indignation face à « la haine, l’intolérance, la violence » qui a marqué cet acte. Le communiqué cité par ICI Loire Océan souligne l’engagement de la municipalité à lutter contre de telles dérives.
Il est à noter que cet incident n’est pas isolé. Le planning familial de La Roche-sur-Yon a déjà été la cible de militants anti-avortement par le passé. En mars 2025, l’Action française avait revendiqué une action similaire en déposant un bouquet mortuaire devant les locaux de l’association à l’occasion de la journée des droits des femmes. Cette récurrence des agressions soulève des questions sur la sécurité et le respect des droits des personnes, notamment dans un contexte où les luttes pour l’égalité et la dignité des individus sont plus que jamais d’actualité.
La situation à La Roche-sur-Yon illustre la persistance de l’homophobie et des mouvements anti-avortement en France, et rappelle la nécessité d’une vigilance accrue face à de tels comportements. Les associations et la population locale se mobilisent pour répondre à cette agression, affirmant leur droit à l’existence et à la reconnaissance dans un cadre respectueux.