Accusations de viols : le père de Jérôme Barella mis en examen suite aux témoignages

La justice française s’intéresse de près à l’entourage de Jérôme Barella, suspect principal dans la disparition de Lyhanna. Récemment, le père du principal suspect a été mis en examen à la suite des accusations d’agression sexuelle formulées par deux jeunes filles. Maeva, l’une des victimes présumées, a accepté de partager son témoignage glaçant, qui met en lumière des faits troublants.

EN BREF

  • Le père de Jérôme Barella mis en examen pour viols sur deux jeunes filles.
  • Maeva, 20 ans, témoigne des agressions subies à l’âge de 12 ans.
  • Une enquête rouvre des perspectives sur d’autres victimes potentielles.

Alors que l’enquête sur Jérôme Barella se poursuit, le passé judiciaire de son père, Joël Barella, refait surface. Ce dernier fait l’objet d’accusations graves, notamment de viols et d’attouchements, portées par deux jeunes filles. Maeva, âgée aujourd’hui de 20 ans, a décidé de prendre la parole, décrivant des événements traumatisants qui remontent à son enfance.

Lors d’une interview diffusée sur BFMTV, Maeva a évoqué son soulagement d’être enfin entendue en tant que victime. Elle a déclaré : « J’ai plein d’émotions », tout en exprimant une profonde tristesse à l’idée de revivre ces souvenirs douloureux. Les faits se seraient produits alors qu’elle séjournait chez sa grand-mère, où elle avait seulement douze ans.

Maeva a décrit des agressions qui ont commencé par des gestes inappropriés pendant son sommeil. « J’avais confiance en Joël », a-t-elle affirmé, ajoutant que ces incidents s’étaient multipliés, se produisant même lors de sorties à la piscine ou à la mer. « C’était devenu naturel pour lui », a-t-elle continué, soulignant la difficulté qu’elle avait à comprendre la gravité de la situation à l’époque.

Le silence a longtemps pesé sur elle, par peur et peut-être par naïveté. Ce n’est qu’après avoir parlé à son professeur principal qu’elle a eu le courage de se confier aux autorités. L’audition par les gendarmes a été un moment délicat, car sa mère n’était pas au courant. « Je m’en voulais de ne pas lui avoir dit », a-t-elle confié, bien que sa mère l’ait soutenue tout au long du processus.

Prescyllia, demi-sœur de Maeva, a également porté plainte contre Joël Barella pour des faits similaires survenus lorsque elle avait entre 10 et 13 ans. Malgré un non-lieu rendu par la justice en 2021, Maeva plaide pour que sa sœur obtienne justice. « Elle aussi, elle a le droit à la justice », a-t-elle insisté, affirmant sa conviction quant à la véracité des témoignages.

Maeva a également dénoncé le dénigrement dont sa sœur a été victime, qualifiant certains membres de la famille d’irresponsables pour avoir traité Prescyllia de « menteuse » et d' »aguicheuse ». « Dire qu’une enfant, à cet âge-là, est ‘aguicheuse’, je trouve ça gros », a-t-elle exprimé, ajoutant qu’elle-même avait été confrontée à des accusations similaires.

Aujourd’hui, Maeva souhaite confronter Joël Barella, qui continue de nier les accusations portées contre lui. « C’est peut-être méchant, mais j’ai besoin qu’il culpabilise des actes qu’il a commis », a-t-elle déclaré, laissant entendre qu’elle espère que d’autres victimes pourraient également se manifester.

Les nouvelles révélations autour de cette affaire mettent en lumière la complexité des relations familiales et les souffrances des victimes. La réouverture de l’enquête pourrait ouvrir la voie à d’autres témoignages et à une justice tant attendue.