Dans un contexte économique délicat, l’Institut des politiques publiques (IPP) a récemment publié un rapport sur les répercussions du budget 2026 sur les ménages français. Cette étude révèle que les **familles nombreuses** et les **femmes** sont les principales victimes des décisions budgétaires actuelles, marquant une tendance préoccupante pour une partie de la population.
EN BREF
- Les familles nombreuses subissent une baisse significative de leurs revenus.
- Les femmes monoparentales sont particulièrement touchées par les nouvelles mesures.
- Les pertes de niveau de vie touchent en majorité les ménages à faible revenu.
Le rapport de l’IPP met en lumière les **cinq mesures** clés du budget 2026, qui incluent la hausse de l’âge de majoration des allocations familiales, l’augmentation de la bonification de la prime d’activité, ainsi que des modifications liées à la Contribution sociale généralisée (CSG) sur certains revenus. Ces mesures semblent avoir un impact limité sur l’ensemble de la population, mais les **familles nombreuses** et les **femmes** en situation de monoparentalité ressentent des effets très négatifs.
En effet, bien que certaines catégories de la population, notamment celles ayant un revenu compris entre 1 200 et 1 900 euros par mois, voient leur niveau de vie légèrement augmenter de 0,3% (ce qui représente entre 3 et 5 euros supplémentaires par mois), les familles avec trois enfants ou plus, qui constituent environ 14% de la population, enregistrent une diminution de leur niveau de vie. Selon le rapport, ces familles ont subi une baisse de 0,4% en moyenne pour les couples et de 1,3% pour les familles monoparentales, en raison de la réduction des allocations familiales.
Le changement des règles de majoration des allocations familiales, qui étaient précédemment majorées à partir du 14e anniversaire du deuxième enfant ou du premier enfant d’une fratrie de trois, a été repoussé à 18 ans depuis le 1er mars. Cette modification a donc un impact direct sur le budget des ménages concernés, aggravant une situation déjà fragilisée.
Les chiffres montrent également une disparité de traitement selon le sexe. Les femmes seules avec enfants et les couples, qu’ils aient des enfants ou non, voient leur niveau de vie diminuer respectivement de 0,09%, 0,08% et 0,05%. À l’inverse, les hommes seuls avec enfants bénéficient d’une légère augmentation de 0,06%. Cette situation soulève des questions sur l’équité des mesures budgétaires et leur impact sur les familles.
Alors que les débats autour des choix budgétaires se poursuivent, les experts de l’IPP insistent sur la nécessité de repenser les politiques d’allocation et de soutien aux familles. Les **mesures** instaurées dans le cadre du budget 2026, loin de répondre aux besoins des plus fragiles, renforcent les inégalités déjà présentes dans notre société.
La question se pose alors : quelles solutions peuvent être envisagées pour soutenir efficacement les familles nombreuses et les femmes monoparentales, afin d’alléger le poids de ces nouvelles mesures sur leur quotidien ? Le rapport de l’IPP met en exergue l’urgence d’une réflexion sur ces enjeux cruciaux.