La fresque en hommage à Lyhanna à Besançon : un soutien populaire face à sa destruction

Le 14 juin 2026, l’artiste Nacle a dévoilé une fresque monumentale à Besançon en hommage à Lyhanna, une collégienne tragiquement disparue. Réalisée en mémoire de la jeune fille retrouvée décédée quelques jours plus tôt, cette œuvre suscite à la fois admiration et controverse. Malgré son message poignant, la fresque risque d’être effacée par les autorités municipales, provoquant un vif émoi parmi les habitants.

EN BREF

  • Une fresque en hommage à Lyhanna réalisée par l’artiste Nacle à Besançon.
  • La mairie a ordonné son effacement pour absence d’autorisation.
  • Un dialogue pourrait s’ouvrir entre l’artiste et le maire pour trouver un compromis.

Au cours de 20 heures de travail acharné, Nacle a créé une fresque qui représente une allégorie de la justice, accompagnée d’une petite fille. Son intention, comme il l’a expliqué à ICI Bourgogne-Franche-Comté, est de symboliser la protection de l’enfance, un message que chacun interprète différemment. « Le seul message que je veux envoyer est de mettre des enfants aux côtés de la justice », a-t-il précisé, ajoutant que certaines personnes pourraient voir cette figure comme aveugle et d’autres comme protectrice.

Cependant, la réaction de la mairie a été immédiate. Le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, a affirmé que « nous ne pouvons pas tolérer que des artistes, quels qu’ils soient, utilisent des murs non destinés à cet effet ». Cette position a provoqué la colère de nombreux habitants qui voient dans cette fresque un symbole de solidarité et de mémoire. Nacle, visiblement déçu, a exprimé son incompréhension face à cette décision, arguant que d’autres graffitis moins artistiques sont bien plus dérangeants pour la collectivité.

Sur les réseaux sociaux, les réactions sont partagées. Si certains soutiennent l’importance de respecter les règles d’occupation de l’espace public, une majorité d’internautes applaudit la qualité de l’œuvre et dénonce la décision municipale. « Une honte de supprimer un tel chef-d’œuvre », s’insurge un riverain, reflétant un sentiment d’injustice face à la suppression d’un hommage artistique.

Face à cette polémique, un dialogue pourrait se mettre en place entre Nacle et le maire dans les jours à venir. Ludovic Fagaut a affirmé sa volonté de trouver un terrain d’entente, tout en réaffirmant l’importance de respecter les règles en vigueur. Cette rencontre pourrait être déterminante pour l’avenir de la fresque, bien que les tensions demeurent palpables.

Au final, la fresque de Nacle pourrait devenir un symbole des débats autour de l’art urbain et de la mémoire collective. Alors que la ville de Besançon se retrouve au cœur d’une conversation plus large sur l’art public et son rôle dans la société, la question reste ouverte : peut-on vraiment effacer une mémoire collective sous prétexte de réglementation ?