Marie-Sophie Lacarrau : son calvaire causé par un parasite après un geste banal

Des millions de Français portent des lentilles de contact sans se douter des dangers qu’ils encourent, notamment sous la douche. Marie-Sophie Lacarrau, présentatrice du Journal de 13 heures sur TF1, en a fait l’expérience douloureuse. Un parasite microscopique s’est introduit dans son œil, provoquant des dégâts considérables sur sa cornée et l’obligeant à vivre dans l’obscurité pendant deux mois.

EN BREF

  • Marie-Sophie Lacarrau a contracté une kératite amibienne après avoir laissé de l’eau entrer en contact avec ses lentilles.
  • Elle a vécu deux mois dans l’obscurité, souffrant de douleurs oculaires intenses.
  • Sa convalescence a impacté sa famille, qui a dû adapter son quotidien pour la soutenir.

Tout a commencé de manière anodine. En 2022, alors qu’elle prenait sa douche, un filet d’eau a touché ses lentilles. Ce geste banal a conduit à l’introduction d’une amibe, un parasite invisible à l’œil nu, qui a commencé à attaquer sa cornée. La pathologie qui en résulte est appelée kératite amibienne, une infection rare mais grave, souvent liée à une mauvaise hygiène des lentilles.

Lors d’un échange avec les lecteurs de Midi Libre, Marie-Sophie Lacarrau a partagé son expérience avec une franchise désarmante. « Un parasite est rentré dans mon œil et a grignoté ma cornée », a-t-elle déclaré. Elle met en garde les porteurs de lentilles : l’eau et les lentilles ne doivent jamais se rencontrer, que ce soit sous la douche, à la piscine ou au contact d’un robinet. L’amibe se développe dans l’eau douce et peut causer des dommages irréversibles.

Le diagnostic rapide est crucial. « Si on tombe dans une errance médicale, on peut vraiment perdre la vue d’un œil », a souligné la journaliste, insistant sur l’importance de la vigilance face à ce type d’infection. Son absence prolongée à l’antenne a nécessité une réorganisation de la vie familiale. Pendant près de deux mois, elle a dû faire face à des douleurs oculaires intenses, qu’elle compare à « 40 fois plus fortes qu’une rage de dents ». Cette douleur continue et lancinante a transformé son quotidien en un véritable calvaire.

Marie-Sophie Lacarrau a vécu dans l’obscurité quasi totale. Son corps ne supportait plus aucune stimulation sensorielle. « Vous ne supportez aucun bruit, aucune lumière », a-t-elle décrit. Les volets étaient fermés, les écrans éteints, et chaque mouvement était délicat. Se déplacer d’une pièce à l’autre devenait un défi, chaque source de lumière étant perçue comme une torture.

Les séquelles de cette infection persistent aujourd’hui. Sa vision a été affectée de manière significative, et des traces sont restées sur sa cornée. Toutefois, elle se considère chanceuse, car les conséquences auraient pu être bien plus graves, allant jusqu’à la perte totale de la vue. Ce qui l’a le plus marquée, c’est l’impact sur sa vie familiale. Chaque fois qu’elle quittait sa chambre, un rituel s’établissait : son mari et ses enfants se murmuraient pour éteindre la lumière.

Ce témoignage met en lumière une réalité souvent ignorée : l’impact des maladies oculaires sur l’entourage. Les proches ne sont pas seulement des témoins de la souffrance, mais deviennent les gardiens d’un environnement adapté. Pour ses enfants, voir leur mère dans l’incapacité de supporter la lumière a laissé une empreinte indélébile.

Marie-Sophie Lacarrau souhaite que son histoire serve d’alerte. Un simple geste, comme retirer ses lentilles avant la douche, peut prévenir des mois de souffrance. Elle martèle que l’eau et les lentilles forment un couple dangereux. Le parasite ne prévient pas, et lorsque les symptômes apparaissent, chaque minute compte pour sauver la vue.

Une goutte d’eau, un parasite microscopique, deux mois d’obscurité : voilà le prix d’un geste répétitif et souvent banal. Si vous portez des lentilles, posez-vous une question essentielle : êtes-vous certain de les retirer avant chaque contact avec l’eau ?