Un incident tragique s’est produit à Biarritz, mercredi 24 juin, lorsqu’un pan de falaise s’est effondré, causant la mort d’une femme et laissant un plongeur porté disparu. Cet événement dramatique a eu lieu aux abords du phare de la ville, vers 20h20, alors que plusieurs plongeurs se trouvaient à proximité.
EN BREF
- Un éboulement de 2 000 m² s’est produit à Biarritz.
- Une femme a perdu la vie, un plongeur est porté disparu.
- Le maire a interdit l’accès à la zone dangereuse.
La préfecture des Pyrénées-Atlantiques a indiqué que l’éboulement a entraîné la chute d’environ 2 000 mètres carrés de roche. Les circonstances précises de cet incident restent encore floues, et aucune hypothèse sur sa cause n’a été avancée par les autorités. Selon les premiers témoignages, trois plongeurs originaires de la région se trouvaient dans une zone au pied de la falaise au moment de l’accident.
Les secours ont rapidement récupéré le corps d’une femme, mais une autre personne demeure introuvable. Le troisième plongeur, bien que physiquement indemne, a subi un choc émotionnel important et a été pris en charge par les services d’urgence.
Vincent Pariset, un témoin de la scène âgé de 45 ans, a décrit l’événement comme un « bruit assourdissant ». Il a déclaré qu’il était présent pour pratiquer le paddle avec sa fille et a été témoin de l’effondrement, qui a provoqué une importante gerbe d’eau. Il a souligné qu’il n’y avait eu aucun signe avant-coureur de l’éboulement, ce qui a ajouté à l’angoisse de la situation.
Serge Blanco, ancien joueur de rugby et actuel maire de Biarritz, a immédiatement réagi à cet incident. Il s’est rendu sur les lieux et a pris un arrêté interdisant l’accès, la baignade et la navigation dans un périmètre de 300 mètres autour du site de l’éboulement. Cette mesure vise à protéger les usagers du domaine public face à un risque potentiel d’autres effondrements.
Une association locale de protection de la falaise, qui s’étend de Miramar jusqu’à la plage de la Chambre d’Amour à Anglet, a rappelé que des éboulements similaires s’étaient déjà produits par le passé, notamment en juin 2018 et en avril 2008. Ces événements soulèvent des inquiétudes quant à la sécurité des zones côtières et à la nécessité d’une surveillance accrue.
Alors que les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver le plongeur porté disparu, cet incident tragique rappelle la fragilité des paysages côtiers et l’importance de la vigilance face aux dangers naturels.