Affaire Lyhanna : les parents demandent la fin des récupérations politiques

Le parquet d’Agen a communiqué, ce mercredi 24 juin, des éléments clés concernant l’affaire de Lyhanna, une adolescente retrouvée morte dans le Gers. Le rapport d’autopsie, qui a suscité de vives réactions, a conclu que la cause du décès ne peut être déterminée avec certitude, selon les médecins légistes.

EN BREF

  • Les parents de Lyhanna demandent à ce que cesse toute récupération politique.
  • Le rapport d’autopsie révèle l’absence de lésions traumatiques visibles.
  • Les poursuites contre le suspect s’élargissent à des chefs de meurtre et de viol.

Le procureur Olivier Naboulet a détaillé les conclusions du rapport d’autopsie : bien qu’aucune lésion traumatique cervicale ou interne n’ait été observée, des marques sur les membres inférieurs et supérieurs pourraient indiquer des lésions d’entrave. De plus, des contusions ont été relevées sur la bouche, renforçant les soupçons de viol.

Les avocats des parents, représentés par Me François Roujou de Boubée, ont exprimé leur inquiétude face à l’utilisation de l’image de leur fille, notamment par des outils d’intelligence artificielle. Ils ont également souligné que les investigations doivent poursuivre dans un cadre approprié. Les parents ont pris la décision de ne plus répondre à aucune sollicitation médiatique.

Les poursuites contre le principal suspect, Jérôme Barella, se sont intensifiées. Il est désormais accusé de « meurtre sur mineure de quinze ans, précédé ou accompagné d’un viol » ainsi que de « viol sur mineure de quinze ans par violence, contrainte, menace ou surprise ». Ces accusations entraînent la possibilité d’une réclusion criminelle à perpétuité.

Le procureur a indiqué que des examens complémentaires, notamment en anatomopathologie et une analyse toxicologique, sont en cours. Ces processus scientifiques, essentiels à la compréhension de l’affaire, nécessitent du temps.

La découverte du corps de Lyhanna, le 4 juin, avait déjà provoqué une onde de choc au sein de la communauté locale. Les critiques se sont multipliées à l’encontre des magistrats du parquet d’Auch, suite à des dysfonctionnements apparents dans la procédure judiciaire, notamment en raison de plaintes antérieures concernant des violences sexuelles impliquant le suspect.

Lyhanna, âgée de 11 ans, avait disparu quelques jours avant sa découverte. Son décès tragique met en lumière des questions cruciales sur la protection des mineurs et la réactivité des autorités face aux signalements de violences. Les appels à un respect de la mémoire de la jeune fille, ainsi qu’à une poursuite sans entrave des investigations, multiplient les enjeux autour de cette affaire qui touche profondément la société.