Décès de Nicholas Rossi, condamné pour viol, après avoir simulé sa mort

Le jeudi 25 juin, plusieurs médias anglophones tels que la BBC et The Guardian ont rapporté le décès de Nicholas Rossi, un Américain de 38 ans, reconnu coupable de viol en 2025. Rossi avait tenté de fuir la justice en simulant sa propre mort, un acte qui lui a valu une notoriété macabre. Son décès est survenu à l’hôpital, consécutif à un « problème de santé préexistant », selon le département pénitentiaire de l’Utah.

EN BREF

  • Décès de Nicholas Rossi, condamné pour viol, à l’hôpital
  • Simulé sa mort pour échapper à la justice depuis 2020
  • Reconnu coupable de viol de deux anciennes petites amies

Nicholas Rossi avait été condamné à une peine de 10 ans à la réclusion à perpétuité, une mesure instaurée par la loi de l’Utah. Bien qu’il ait théoriquement pu rester incarcéré à vie, il n’a passé que quelques mois en prison. Sim Gill, le procureur qui a traité une de ses affaires, a déclaré : « Il est mort en sachant qu’il avait été démasqué », soulignant une forme de justice pour les victimes.

La condamnation de Rossi n’a pas été sans controverse. En 2019, il avait convaincu son entourage qu’il était atteint d’un cancer en phase terminale, allant jusqu’à publier une notice nécrologique en ligne prétendant qu’il était décédé en février 2020. Cependant, des doutes avaient été émis quant à son décès, tant par la police du Rhode Island que par son ancien avocat.

En réalité, Nicholas Rossi avait quitté les États-Unis, espérant échapper à ses responsabilités. Selon le New York Times, il aurait pris la fuite vers le Royaume-Uni ou l’Irlande en 2017, avant de se retrouver en Écosse. En octobre 2021, il a été arrêté alors qu’il cherchait des soins pour le Covid-19 à Glasgow, où il s’était fait passer pour un certain Arthur Knight, un orphelin irlandais.

La police écossaise a rapidement fait le lien entre Rossi et son identité réelle grâce à des tatouages qui correspondaient à ceux décrits dans les avis d’Interpol. Malgré ses tentatives de se défendre en arguant d’une erreur d’identité, il a été extradé vers l’Utah en 2024 pour y être jugé. Au cours de cette procédure, Rossi s’était présenté en fauteuil roulant et masqué, mais un médecin a conclu qu’il ne souffrait d’aucune condition médicale justifiant cela, qualifiant ses jambes de « fortes et athlétiques ».

La mort de Nicholas Rossi met un terme à une saga judiciaire qui a captivé l’attention du public. Pour les victimes de ses actes, il reste un symbole de l’échec du système judiciaire à protéger les plus vulnérables. Bien qu’il soit décédé, son cas soulève des questions sur la capacité des criminels à échapper à la justice et sur les mesures nécessaires pour prévenir de telles situations à l’avenir.