Aurélien, mécanicien à Châteauroux : un budget équilibré malgré des revenus modestes

Aurélien, 34 ans, exerce son métier de mécanicien automobile dans un garage multimarque de Châteauroux. Avec un salaire net de 1 960 € par mois, il a su établir une gestion financière rigoureuse. Ce professionnel, qui cumule douze années d’expérience, dont huit dans le même établissement, fait face à un coût de la vie qui reste raisonnable dans sa région.

EN BREF

  • Aurélien touche 1 960 € nets par mois, avec une prime trimestrielle de 75 €.
  • Le couple, avec sa compagne Élodie, dispose de 3 755 € mensuels.
  • Ils envisagent l’achat d’un pavillon dans un marché immobilier abordable.

En couple avec Élodie, aide-soignante dans un Ehpad, leurs revenus combinés atteignent 3 755 € par mois. Aurélien souligne qu’ils ne sont pas riches, mais qu’ils bénéficient d’un cadre de vie agréable à Châteauroux, loin des tensions financières observées dans des villes comme Lyon ou Bordeaux.

Une gestion des dépenses rigoureuse

Le couple n’a pas accès aux aides comme l’APL ou la prime d’activité, leurs revenus dépassant les plafonds d’attribution. Néanmoins, Aurélien réalise quelques réparations « au noir » pour ses voisins, ce qui lui procure un revenu additionnel non déclaré d’environ 80 € par mois.

Leur premier poste de dépense est le loyer. Ils vivent dans un appartement T3 de 72 m², loué 520 € charges comprises, une somme relativement basse pour la région. Ils partagent ce coût à parts égales, soit 260 € chacun.

Outre le loyer, les charges mensuelles incluent :

  • Assurance habitation : 28 €
  • Électricité : 95 €
  • Internet : 25 €
  • Forfait mobile : 12 €
  • Mutuelle : 42 €
  • Assurance auto : 68 €
  • Impôt sur le revenu : 52 €
  • Abonnements de streaming : 12 €

Au total, les dépenses fixes d’Aurélien s’élèvent à 569 € par mois, représentant 29 % de son salaire net. Cependant, un coût variable s’ajoute à cette somme, celui du transport.

Les coûts de transport et les courses

Habitant à 14 kilomètres de son lieu de travail, Aurélien utilise sa voiture pour se rendre au garage, ce qui implique un coût de carburant d’environ 140 € par mois. Ce choix, qu’il qualifie de « loyer invisible », est une conséquence de l’absence de transports en commun adaptés à ses horaires.

Les courses alimentaires représentent une autre dépense significative. Le couple dépense entre 420 € et 460 € par mois, soit un coût d’environ 220 € pour Aurélien. Ils privilégient les courses dans un Leclerc et au marché local pour des produits frais.

En matière de loisirs, le budget est modeste. Ils se permettent un restaurant tous les quinze jours, limitant les dépenses à 40 € par mois pour Aurélien. D’autres sorties comme le cinéma, à raison d’une ou deux fois par mois, ajoutent une dizaine d’euros à leurs frais.

Perspectives d’avenir

Malgré une gestion serrée, Aurélien parvient à épargner. Chaque mois, il transfère 200 € vers un Livret A, qui affiche un solde de 4 800 €. Il conserve également une centaine d’euros pour les imprévus sur son compte courant. Le couple n’a pas de crédits en cours et a acquis sa voiture d’occasion sans emprunt.

Aurélien et Élodie envisagent désormais d’acheter un pavillon à Châteauroux. Les prix de l’immobilier dans la région, autour de 1 100 € le mètre carré, leur offrent des perspectives d’achat intéressantes. Ils visent un bien à 120 000 €, nécessitant un apport de 15 000 €, qu’ils espèrent réunir dans un an.

Avec un salaire médian en France autour de 2 100 € nets par mois, Aurélien se situe légèrement en dessous. Toutefois, la combinaison de ses revenus et de son cadre de vie lui procure un pouvoir d’achat supérieur à celui de nombreux salariés dans des métropoles plus chères.

« Je ne gagne pas des mille et des cents, mais je vis correctement, je mets de côté et je fais un métier que j’aime », conclut Aurélien, un sourire aux lèvres, conscient de la chance qu’il a.