En France, l’arthrose touche près de 15 millions de personnes, avec la gonarthrose représentant 40 % des cas. Face à cette affection, les traitements médicaux se concentrent souvent sur la zone douloureuse, mais une approche plus holistique pourrait offrir des solutions durables. Les ostéopathes examinent non seulement le genou, mais aussi d’autres zones comme le dos et les hanches, afin de corriger les déséquilibres posturaux qui accélèrent l’usure du cartilage.
EN BREF
- 15 millions de personnes touchées par l’arthrose en France.
- L’ostéopathie propose une approche globale pour soulager la douleur.
- La santé du genou dépend également de la cheville et de la hanche.
Les ostéopathes comparent souvent l’anatomie humaine à un édifice. Si les fondations sont instables, cela affecte inévitablement les articulations intermédiaires, telles que le genou. Cette articulation est intégrée dans une chaîne cinétique complexe, où sa santé dépend de la souplesse des chevilles et de la mobilité des hanches.
Lorsqu’un blocage se forme à un niveau, par exemple à cause d’une ancienne entorse mal soignée, le genou devient alors une zone de compensation. Cette surcharge entraîne une déformation de l’axe naturel de la jambe, ce qui concentre la pression sur une partie réduite du cartilage, provoquant son usure prématurée.
Les ostéopathes effectuent un bilan posturo-dynamique qui, en partant des appuis plantaires, remonte jusqu’aux vertèbres lombaires. Cela leur permet de recentrer le centre de gravité et d’éliminer les compensations néfastes pour l’organisme. Grâce à des manœuvres douces et ciblées, les praticiens relâchent les tensions musculaires, notamment dans les quadriceps et les ischio-jambiers, qui compriment l’articulation du genou.
Une fois ces tensions relâchées, la pression intra-articulaire diminue, favorisant ainsi la circulation du liquide synovial, indispensable pour nourrir le cartilage et drainer l’inflammation. Bien que l’ostéopathie ne puisse pas régénérer un cartilage déjà altéré, elle permet de rétablir un équilibre postural, limitant ainsi la progression de l’arthrose.
David Attias, expert en santé articulaire, souligne l’importance d’adopter des habitudes de vie saines pour protéger ses articulations au quotidien. Ces ajustements, associés à une activité physique régulière, peuvent contribuer à ralentir la dégénérescence du cartilage.
Il est essentiel de comprendre que l’arthrose ne se limite pas à l’usure du cartilage. Plusieurs facteurs tels que la posture, la force musculaire, le poids corporel et l’activité physique jouent un rôle crucial dans l’apparition des douleurs et la mobilité. Une approche globale, qui combine exercices, contrôle du poids et traitements adaptés, peut offrir un meilleur confort au quotidien.
En conclusion, l’ostéopathie, par son approche intégrative, s’avère être une option prometteuse pour ceux qui souffrent d’arthrose du genou. En corrigeant les déséquilibres posturaux et en rétablissant une meilleure mobilité, elle contribue à améliorer la qualité de vie des patients tout en prévenant une usure accélérée du cartilage.