Le calendrier vaccinal pour 2026 a été révisé, intégrant des mesures significatives qui touchent l’ensemble de la population française. Cette nouvelle version vise à renforcer la protection contre des maladies graves et à faciliter l’accès à la vaccination pour les plus vulnérables.
EN BREF
- Obligation vaccinale contre les méningocoques pour les nourrissons nés après le 1er janvier 2023.
- Immunisation contre la rougeole requise pour les professionnels de la santé et de la petite enfance.
- Rappel du vaccin contre les papillomavirus ouvert jusqu’à 26 ans pour les jeunes.
Chaque année, les autorités sanitaires adaptent les recommandations vaccinales en réponse aux évolutions épidémiologiques. L’édition 2026 du calendrier vaccinal se distingue par sa **simplification** pour les seniors et l’extension de la **protection** des nourrissons grâce à une stratégie de **« cocooning »**. Cette stratégie permet de vacciner l’entourage des nouveaux-nés afin de les protéger des infections.
À partir de cette année, tous les enfants nés après le 1er janvier 2023 devront se soumettre à l’obligation vaccinale contre les méningocoques ACWY et B. Bien que les enfants nés en 2022 ne soient pas concernés par cette obligation, il est vivement conseillé de procéder à un rattrapage vaccinal jusqu’à leurs 4 ans.
Immunisation des professionnels : une exigence accrue
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 impose également des exigences nouvelles. Les professionnels travaillant dans les secteurs sanitaire, médico-social et de la petite enfance doivent désormais justifier d’une immunisation contre la rougeole. Lors de leur recrutement ou de leur entrée en formation, ces professionnels doivent fournir soit un certificat de vaccination complet, soit une preuve d’immunité par sérologie.
Les jeunes adultes ne sont pas en reste. Le rattrapage vaccinal contre les papillomavirus humains (HPV) est désormais accessible aux jeunes hommes et femmes jusqu’à 26 ans. Cela permet de compenser les occasions manquées à l’adolescence pour se protéger contre cette infection.
Facilitation pour les seniors et nouvelles options vaccinales
Pour les personnes âgées de plus de 65 ans, le parcours vaccinal se simplifie. Le vaccin contre les pneumocoques est désormais administré en dose unique. Concernant la grippe, les autorités recommandent les vaccins hautement dosés ou avec adjuvant, ce qui représente un changement significatif dans les pratiques antérieures. Il est même possible de recevoir le vaccin antigrippal et celui contre le Covid-19 le même jour, facilitant ainsi l’organisation médicale.
De plus, l’introduction du vaccin Nuvaxovid offre une alternative aux vaccins à ARNm pour les personnes de 12 ans et plus, exposées à un risque de forme grave de Covid-19. Dans les territoires ultra-marins, le vaccin Qdenga contre la dengue est désormais proposé aux jeunes de 6 à 16 ans ayant déjà contracté l’infection, bien qu’il ne soit pas recommandé pour les simples touristes.
Les personnes de 75 ans et plus bénéficieront également d’un nouveau vaccin contre le virus respiratoire syncytial (VRS), avec l’intégration du mRESVIA. Ce calendrier vaccinal s’accompagne d’un suivi régulier, avec des rendez-vous à 25, 45 et 65 ans, puis tous les dix ans, intégrant systématiquement la valence coqueluche.
Il est important de souligner que la responsabilité de la vaccination ne repose plus uniquement sur le médecin. Les pharmaciens, infirmiers et sages-femmes ont désormais la possibilité de prescrire et d’administrer certains vaccins, facilitant ainsi l’accès à la prévention pour tous.
Les autorités rappellent que la vaccination contribue non seulement à la protection individuelle, mais également à la réduction de la transmission des maladies, en particulier auprès des nourrissons, des personnes âgées et des individus immunodéprimés. La stratégie de « cocooning » est particulièrement recommandée autour des nouveau-nés, renforçant ainsi la protection collective.
Cette révision du calendrier vaccinal annonce également la fin d’une époque. Le vaccin hexavalent Pentavac, qui a été administré à des millions d’enfants, sera retiré des pharmacies en mars 2027. Pour les adultes, le rappel dTcaP remplace le Revaxis, garantissant ainsi une couverture immunitaire optimale sur le long terme.