Revalorisation de la prime d’activité et nouveaux livrets à taux attractif : l’essentiel du jour

Ce vendredi 3 juillet, plusieurs nouvelles économiques méritent votre attention. La prime d’activité connaît enfin une revalorisation concrète, des livrets bancaires à taux boosté font leur retour, et une question importante se pose concernant la reconnaissance des anciens contrats aidés pour la retraite.

EN BREF

  • La prime d’activité augmente, avec un coup de pouce exceptionnel.
  • Des livrets bancaires proposent des taux de 5% à 6% pour attirer les épargnants.
  • Les anciens bénéficiaires de contrats aidés réclament une prise en compte pour la retraite anticipée.

Une hausse attendue de la prime d’activité

La revalorisation de la prime d’activité commence à se faire sentir pour des millions d’allocataires. Bien qu’elle ait été officiellement fixée à 0,8 % depuis le 1er avril, ses effets ne seront visibles sur les comptes bancaires qu’à partir de juillet, en raison du mode de calcul qui repose sur une actualisation trimestrielle. En complément, le gouvernement a annoncé une aide exceptionnelle d’environ 50 euros par mois.

Cependant, tous les bénéficiaires ne seront pas logés à la même enseigne. Les salariés percevant un revenu inférieur au SMIC constateront généralement une légère augmentation, tandis que ceux gagnant juste au-dessus du plafond bénéficieront d’une hausse plus significative. Cette distinction suscite des interrogations sur l’équité du dispositif.

Des livrets bancaires à taux boosté

Le marché des super livrets retrouve un nouvel élan grâce à des offres promotionnelles attractives. Plusieurs établissements bancaires proposent désormais des taux temporaires variant entre 5 % et 6 % bruts, dans le but d’attirer de nouveaux épargnants. Par exemple, Cashbee affiche un taux de 6 % valable pendant deux mois, tandis que d’autres acteurs comme Meilleurtaux, Placement-direct ou Goodvest offrent un taux de 5,5 %.

De son côté, Fortuneo mise sur un taux de 5 % pendant trois mois, alors que BforBank propose un taux inférieur de 2,80 %, mais valable sur une durée d’un an. Au-delà des taux d’appel, il est essentiel d’examiner la durée de la promotion ainsi que les conditions tarifaires une fois celle-ci terminée.

Les anciens contrats aidés à l’honneur

Les anciens bénéficiaires des Travaux d’utilité collective (TUC) continuent de revendiquer une meilleure reconnaissance de leurs périodes de travail. Actuellement, ces années permettent de valider certains droits à la retraite, mais elles ne sont pas prises en compte pour un départ anticipé. Le gouvernement a indiqué qu’il était ouvert à la discussion sur ce sujet lors du prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

En revanche, la situation est plus favorable pour les anciens titulaires d’un contrat emploi-solidarité (CES) ou d’un contrat emploi consolidé (CEC). Des circulaires émanant de la Cnav précisent que ces périodes peuvent être intégrées dans le calcul des droits à la retraite anticipée, sous réserve que toutes les autres conditions soient remplies.

Ces évolutions témoignent d’une volonté d’adapter les dispositifs sociaux aux réalités économiques actuelles. Les bénéficiaires de la prime d’activité et les épargnants peuvent ainsi espérer des améliorations significatives dans leur situation financière. Quant aux anciens travailleurs sous contrat aidé, leur bataille pour la reconnaissance de leur parcours se poursuit, soulignant l’importance d’une réforme qui prend en compte l’ensemble des trajectoires professionnelles.