Douze ans après le décès de Mouss Diouf, son épouse, Sandrine Diouf, a décidé de briser le silence sur les tensions entourant la succession de l’acteur. Dans une interview accordée à Jordan de Luxe, le 2 juillet, elle explique avoir renoncé à l’ensemble de son héritage pour éviter des conflits familiaux.
EN BREF
- Sandrine Diouf a renoncé à l’héritage de Mouss Diouf pour éviter des tensions.
- Elle a pris cette décision peu après la mort de son mari, en juillet 2012.
- Sandrine évoque des souffrances psychologiques après des années de soins à son mari malade.
Lors de cet entretien, Sandrine Diouf a précisé que sa décision de renoncer à la succession avait été prise dès le 10 juillet 2012, un jour après les obsèques de son mari. « J’étais chez mon notaire pour refuser la succession en mon nom et au nom de mon fils », a-t-elle déclaré. Elle a insisté sur le fait qu’elle se battait uniquement pour l’amour et non pour l’argent, affirmant qu’il était hors de question de s’engager dans des conflits familiaux.
Elle a également révélé qu’après cette décision, elle n’a plus eu de nouvelles de la belle-famille de Mouss Diouf. Les tensions au sein de la famille sont un sujet sensible qu’elle aborde avec prudence. En ce qui concerne leur mariage civil, célébré alors que Mouss était hospitalisé après un AVC, Sandrine a souhaité clarifier la situation. Elle a expliqué que le couple était déjà uni religieusement au Sénégal et que la formalisation à la mairie d’Auriol avait eu lieu avec des témoins présents, sans que son mari ne soit dans un état végétatif, comme certains l’ont insinué.
Les années passées aux côtés de Mouss, en proie à la maladie, ont laissé des séquelles profondes. Sandrine Diouf a partagé son expérience difficile d’accompagnement d’un malade, mentionnant avoir souffert de crises d’agoraphobie et de panique. « Je voulais la paix. Je n’en pouvais plus. J’ai eu trois ans où accompagner un malade, c’est terrible », a-t-elle exprimé, soulignant l’impact émotionnel de cette épreuve sur sa vie quotidienne.
Près de quatorze ans après la disparition de l’interprète de l’inspecteur N’Guma dans Julie Lescaut, Sandrine continue de faire vivre le souvenir de son mari. Elle conserve de nombreux objets qui lui appartenaient, tels que son alliance, des photos et des vêtements de leur fils Isaac, qu’elle a d’ailleurs remis à ce dernier pour ses 18 ans. Cette démarche témoigne de son attachement à la mémoire de Mouss Diouf.
Malgré son statut de célibataire depuis le décès de l’acteur, elle assure ne pas ressentir le besoin de refaire sa vie. « Je ne me l’interdis pas mais je n’en éprouve absolument pas le besoin. Je suis célibataire et j’ai Mouss dans mon cœur en permanence », a-t-elle confié. Ce lien indéfectible avec son défunt mari est également illustré par un poignant message qu’elle avait publié sur Instagram, exprimant son souhait de le voir à ses côtés à des moments difficiles.
Le parcours de Sandrine Diouf, entre amour, perte et résilience, met en lumière les défis émotionnels liés au deuil et à la gestion d’une succession. Son récit rappelle que derrière les apparences de célébrité, se cachent des luttes personnelles et des choix difficiles qui forgent la vie des proches des artistes disparus.