Marine Le Pen condamnée à un an de prison ferme, portera un bracelet électronique

Ce mardi 7 juillet, Marine Le Pen a été condamnée en appel par le tribunal de l’Île de la Cité à Paris. La présidente du Rassemblement national (RN) écope d’une peine d’un an de prison ferme, ainsi que d’une amende de 100 000 euros et de 45 mois d’inéligibilité. Cette décision fait suite à une affaire de détournement de fonds publics liée aux assistants parlementaires du Front national.

EN BREF

  • Marine Le Pen condamnée à un an de prison ferme avec bracelet électronique.
  • Elle devra également payer une amende de 100 000 euros et est inéligible pendant 45 mois.
  • Sa candidature à l’élection présidentielle reste incertaine malgré la levée de son inéligibilité.

Le tribunal a statué sur des faits considérés comme graves, ayant eu lieu entre 2004 et 2016. Marine Le Pen, ainsi que d’autres membres du RN, étaient accusés d’avoir utilisé des fonds du Parlement européen pour rémunérer des assistants parlementaires dont l’activité n’était pas liée à l’exercice de leurs fonctions. La Cour a souligné la durée prolongée de ces agissements, ainsi que le montant détourné, mais a noté l’absence d’enrichissement personnel pour la prévenue.

Cette condamnation est moins sévère que celle prononcée en mars 2025, où Marine Le Pen avait écopé de quatre ans de prison dont deux ferme, déjà sous bracelet électronique, ainsi que de cinq ans d’inéligibilité.

En dépit de cette décision, Marine Le Pen a déjà exprimé son intention de se présenter à la prochaine élection présidentielle. Toutefois, elle a conditionné sa candidature à l’absence de condamnation impliquant un bracelet électronique, soulignant que cela limiterait sa liberté de mouvement. Interrogée à ce sujet, elle avait déclaré : « Quand on est un candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements. »

La présidente du RN est attendue ce soir au 20 heures de TF1 pour donner sa réaction face à cette condamnation, et potentiellement se prononcer sur sa candidature. Si elle décidait de ne pas se présenter, son poste pourrait être occupé par Jordan Bardella.

Dans un autre registre, l’avocat du Parlement européen, Patrick Maisonneuve, a salué la confirmation du détournement de fonds publics par la Cour. Il a souligné la gravité de la situation et a questionné la possibilité pour une personne condamnée pour détournement de fonds publics de se présenter à la présidentielle.

Pour l’heure, Marine Le Pen a quitté le tribunal sans faire de déclaration, laissant planer le doute sur ses prochaines décisions politiques. Son avocat a indiqué qu’ils réfléchissaient à l’éventualité d’un pourvoi en cassation.