Une nouvelle étape dans les relations entre Israël et le Liban se dessine avec la tenue de pourparlers directs programmés pour mi-juillet à Rome. Cette initiative fait suite à plusieurs discussions entre les ambassadeurs des deux pays, menées récemment à Washington, sous l’égide des États-Unis. Le ministre des Affaires étrangères israélien, Gideon Saar, a confirmé cette information cruciale.
EN BREF
- Pourparlers directs entre Israël et le Liban prévus les 15 et 16 juillet à Rome.
- Ces discussions font suite à des échanges à Washington, à l’initiative des États-Unis.
- Accord-cadre signé fin juin pour une paix durable entre les deux pays.
Selon un porte-parole du ministère italien des Affaires étrangères, cette session de pourparlers sera la sixième depuis le printemps dernier. Elle intervient dans un contexte tendu, puisque le Liban et Israël n’entretiennent pas de relations diplomatiques formelles et sont toujours techniquement en état de guerre.
Les discussions directes ont été amorcées à Washington mi-avril, marquant un tournant historique après des décennies de silence entre ces deux nations. Le processus a été initié par les États-Unis, qui cherchent à favoriser une stabilisation de la région. Ces négociations ont récemment débouché sur la signature, le 26 juin, d’un accord-cadre entre Israël, le Liban et les États-Unis, visant à établir les bases d’une paix durable. Cet accord a été conclu seulement quelques jours après l’instauration d’un cessez-le-feu fragile, intervenu à la suite des affrontements entre l’armée israélienne et le Hezbollah, qui ont débuté le 2 mars.
L’accord-cadre stipule que l’armée libanaise devra rétablir son autorité dans le sud du Liban, à condition que le Hezbollah soit désarmé, en commençant par des « zones pilotes » dont se retirerait l’armée israélienne. Gideon Saar a précisé qu’Israël n’a « pas d’ambitions territoriales au Liban », une déclaration qui vise à apaiser les craintes d’une agression israélienne sur le territoire libanais.
Le Hezbollah, de son côté, a déclenché les hostilités le 2 mars en attaquant Israël. Ce mouvement a été présenté comme une réponse à la mort du guide suprême iranien, tué lors de frappes américano-israéliennes le 28 février. En réaction, Israël a intensifié ses bombardements et lancé une offensive terrestre, tout en appelant les civils à évacuer certaines zones du sud du Liban. Les répercussions de ces opérations militaires ont été dévastatrices, entraînant la mort de près de 4 300 personnes, d’après les autorités libanaises.
Ces pourparlers à Rome représentent donc une occasion unique pour les deux nations de trouver un terrain d’entente, dans un contexte où la paix semble fragile. La communauté internationale observe de près ces développements, espérant que ce dialogue puisse mener à une désescalade des tensions et à une amélioration des conditions de vie des populations touchées par le conflit.