Isabelle Farrugia partage son quotidien avec Dominique, atteint de sclérose en plaques

Dans un épisode poignant de son podcast À contre-jour, diffusé le 8 juillet, Isabelle Farrugia a ouvert son cœur sur sa vie avec Dominique Farrugia, producteur et acteur, qui lutte contre la sclérose en plaques. Ensemble depuis plus de vingt ans, le couple fait face à des défis quotidiens liés à la maladie.

EN BREF

  • Isabelle Farrugia évoque les défis de sa vie quotidienne avec son mari malade.
  • La maladie de Dominique impacte leur mobilité et leurs sorties.
  • Isabelle déplore le manque d’accessibilité à Paris pour les personnes à mobilité réduite.

Isabelle a rencontré Dominique alors qu’il avait déjà des difficultés de mobilité, utilisant une canne pour se déplacer. Au fil des années, la maladie a progressé, le contraignant à utiliser des béquilles puis, récemment, un fauteuil roulant. Cette évolution a profondément modifié leur quotidien. Isabelle a exprimé son inquiétude dès le début de leur relation, réalisant que leur vie ensemble serait marquée par des restrictions imposées par la maladie.

« Quand ça attaque la mobilité, ça implique une préparation pour tout. Aucune improvisation n’est possible », a-t-elle déclaré. Cette nécessité de planification a été particulièrement ressentie lors de leurs voyages, qu’ils ont pu réaliser avant que Dominique ne perde davantage de mobilité. Isabelle souligne que le handicap est un véritable sujet, souvent méconnu de ceux qui ne sont pas directement confrontés à ces difficultés.

Résidant à Paris, Isabelle et Dominique sont confrontés à des obstacles quotidiens dans une ville peu adaptée aux personnes à mobilité réduite. « Dans notre appartement, Dominique a du mal à entrer dans l’ascenseur et à monter les escaliers », a-t-elle précisé. Cette situation illustre les nombreux défis auxquels ils font face dans leur vie de tous les jours.

Les sorties en dehors de leur domicile sont également devenues problématiques. Isabelle déplore le fait qu’il y ait toujours un obstacle à surmonter : « On ne parle même pas des transports en commun où il n’y a qu’une seule ligne de métro accessible. Les trottoirs ne sont pas adaptés, les pavés sont difficiles à traverser. » Elle souligne le manque de volonté politique pour améliorer l’accessibilité dans la capitale française, contrastant avec d’autres pays où le sujet est mieux pris en compte.

La maladie de Dominique impacte également leur vie sociale. « Nous ne pouvons pas sortir le week-end sans l’aide d’une personne dédiée, ce qui complique toute planification », a-t-elle expliqué. Ce besoin d’assistance pour sortir, que ce soit pour aller dîner ou pour se déplacer en ville, rend leur quotidien plus difficile à gérer. Isabelle insiste sur leur recherche infructueuse d’un appartement moderne, plus accessible, malgré dix ans de démarches.

Le témoignage d’Isabelle Farrugia révèle non seulement les défis personnels qu’elle et Dominique affrontent, mais aussi une réalité plus large concernant l’accessibilité et la prise en charge des personnes atteintes de handicaps. Leur histoire rappelle l’importance de la sensibilisation aux problématiques liées à la mobilité et à l’inclusion des personnes handicapées dans la société.