Incendie de Fontainebleau : déploiement de Canadairs pour lutter contre les flammes

Un incendie « exceptionnel » ravage depuis dimanche la forêt de Fontainebleau, au sud-est de Paris. Face à l’ampleur des flammes, le préfet de Seine-et-Marne a annoncé ce lundi 13 juillet le déploiement de moyens aériens sans précédent, notamment deux Canadair, qui vont écoper dans la Seine entre Chartrettes et Bois-le-Roi. Il s’agit d’une première pour cette région, où une alerte sera envoyée aux téléphones portables des habitants avant l’arrivée des avions.

EN BREF

  • Les Canadair sont mobilisés pour maîtriser un incendie près de Fontainebleau.
  • Près de 400 sapeurs-pompiers luttent contre les flammes dans des conditions difficiles.
  • Les températures caniculaires aggravent la situation et nécessitent des renforts.

À mesure que l’incendie s’étend, les nouvelles deviennent inquiétantes. Selon le lieutenant-colonel Franck Maillard, la surface touchée est passée de 400 à 800 hectares durant la nuit. Environ 400 sapeurs-pompiers sont actuellement mobilisés pour lutter contre ce sinistre, qui reste « très virulent ». Il est à noter qu’aucune maison n’a été impactée jusqu’à présent, un objectif crucial pour les secours.

Les opérations sont compliquées par la nature du terrain. Le lieutenant-colonel David Annotel, de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, a souligné que les cheminements dans la forêt sont difficiles, ce qui retarde l’intervention des équipes au sol. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, est attendu sur les lieux pour évaluer la situation.

Les débuts de l’incendie sont attribués à plusieurs départs de feu qui ont été rapidement maîtrisés, avant qu’un nouvel incendie ne se déclare près de l’autoroute A6, provoquant une propagation rapide dans la forêt. La végétation sèche, couplée à des températures caniculaires, a favorisé l’extension du sinistre. La vigilance rouge canicule est maintenue en Île-de-France, rendant la tâche des pompiers encore plus complexe.

Les pompiers espéraient que la baisse des températures nocturnes aiderait à maîtriser le feu, mais les conditions demeurent difficiles. Deux hélicoptères bombardiers d’eau et deux avions Dash avaient été mobilisés pour disperser un produit retardant sur le brasier avant que leur intervention ne soit interrompue à la tombée de la nuit. Le colonel Olivier Compta a déclaré que sans ces avions, les villages de Noisy-sur-École et du Vaudoué auraient probablement dû être évacués.

Les incendies ont également eu des répercussions sur les transports. Une portion de l’autoroute A6 a été fermée, et la circulation ferroviaire a été perturbée en raison des dommages causés aux câbles par les flammes. La SNCF a annoncé ce lundi matin la reprise de la circulation à « vitesse normale » sur la ligne à grande vitesse reliant Paris à Lyon, après des travaux de réparation.

Après une nuit difficile pour de nombreux voyageurs, la SNCF a précisé que les temps de trajet seront revenus à la normale ce lundi, bien que quelques retards aient été signalés au départ des trains. Les panneaux d’affichage à la gare de Lyon indiquaient des retards d’une à deux heures pour les trains partant entre 6 heures et 8 heures, mais les horaires de départ des trains suivants sont revenus à la normale.

Cette situation souligne l’importance des mesures exceptionnelles mises en place pour lutter contre un incendie d’une telle ampleur, qui nécessite non seulement des moyens humains, mais également aériens, pour préserver la forêt de Fontainebleau et les zones environnantes.