Bertrand Chameroy évoque sa dépression et son séjour en hôpital psychiatrique

Début 2025, Bertrand Chameroy a fait une pause à l’antenne pour faire face à une dépression sévère. Plus d’un an après cette épreuve, le journaliste de 37 ans a partagé son expérience marquante sur cette période délicate de sa vie, tout en abordant son séjour en hôpital psychiatrique.

EN BREF

  • Bertrand Chameroy a souffert d’une dépression qui l’a conduit à une hospitalisation.
  • Il a pris conscience de la gravité de sa situation après avoir minimisé ses symptômes.
  • Le journaliste souligne l’importance du sport et de l’écriture pour sa guérison.

Cette maladie a profondément marqué le chroniqueur, qui a longtemps hésité à en parler publiquement. Il a finalement décidé de briser le silence, notamment lors de son apparition dans l’émission Un monde, un regard sur Public Sénat. Chameroy a confié qu’il avait d’abord minimisé son état : « Le mot dépression ne me fait plus peur. Mais c’est vrai que pendant très longtemps, j’ai eu tendance sans aucun problème à dire : « Oui, je suis mélancolique, ça fait partie de mes traits de caractère ». » Selon lui, ce terme « dépression » ne devrait pas susciter de crainte.

Au fil du temps, les signes de sa dépression se sont intensifiés, le poussant à chercher une aide professionnelle. « J’avais déjà suivi des séances de psy, été accompagné et je pensais que ça allait mieux. Puis, je me suis rendu compte que non. Donc, je me suis dit : « Là, je me sens démuni. » » Ce fut ce constat qui l’a conduit à choisir l’internement. Il a alors décidé de faire ce qu’il considérait comme un « cadeau » à lui-même : une chance de se reconstruire.

Lors de cet entretien, Chameroy a également voulu rassurer son public sur son état de santé actuel. Il a affirmé qu’il se sentait nettement mieux, grâce à une pratique régulière du sport. « Il faut avoir d’autres choses, surtout quand on fait un métier comme le mien qui est hyperchronophage. Mes seuls sas de décompression, c’était de dormir ou d’aller boire des coups avec mes potes. » Il insiste sur l’importance de trouver des activités qui aident à évacuer le stress, comme le sport ou même la lecture.

Le chroniqueur a exprimé sa vigilance face à sa santé mentale, affirmant : « Aujourd’hui, je suis mieux armé, mais d’autant plus vigilant. Je ne me dis pas : « Ça y est, c’est bon, c’est réglé, tout est derrière moi ». » Cette prise de conscience souligne l’importance d’un suivi continu et d’une attention particulière portée à soi-même.

Il est essentiel de continuer à discuter ouvertement de la santé mentale, car cela permet de briser les tabous et d’encourager ceux qui souffrent à chercher de l’aide. Bertrand Chameroy, par son témoignage, participe activement à cette nécessaire sensibilisation.