Alors que Nicolas Sarkozy fait face aux répercussions de ses condamnations judiciaires, sa sphère personnelle continue de se redéfinir. L’ancien président de la République, incarcéré à la prison de la Santé, a dû abandonner son rôle au sein du groupe Accor. Pendant ce temps, son épouse, Carla Bruni, a pris les rênes d’une société d’investissement de premier plan.
EN BREF
- Carla Bruni nommée administratrice de Compagnie Chargeurs Invest en juillet 2025.
- Elle a perçu 27.000 euros de jetons de présence pour trois réunions du conseil.
- Nicolas Sarkozy, malgré son incarcération, conserve plusieurs mandats rémunérateurs.
Comme le révèle le média L’Informé, Carla Bruni a été nommée administratrice de la Compagnie Chargeurs Invest, une société dirigée par un haut fonctionnaire ayant exercé dans plusieurs cabinets ministériels. Cette nomination survient alors que son époux, Nicolas Sarkozy, est déjà président du conseil consultatif de cette entreprise depuis 2020.
Dans son rapport annuel, la société a mis en avant la « richesse du parcours international » de Carla Bruni ainsi que son « expertise reconnue dans le secteur du luxe » comme des atouts majeurs pour justifier son recrutement, malgré sa mise en examen en 2024. Dans ce cadre, elle conteste les accusations qui pèsent sur elle.
En l’espace de trois réunions, l’ancienne Première Dame a déjà perçu 27.000 euros de jetons de présence. Si elle poursuit son engagement, sa rémunération pourrait atteindre 72.000 euros sur une année complète. Cela marque un tournant significatif dans la carrière de Carla Bruni, qui continue également de gérer ses propres sociétés.
En parallèle, Carla Bruni est à la tête de deux entreprises : Teorema, à vocation musicale, et Castagneto, spécialisée dans le conseil. Les derniers résultats financiers de cette dernière révèlent un bénéfice de 414.000 euros pour l’année 2024, avec une trésorerie se chiffrant à 2,65 millions d’euros.
Nicolas Sarkozy, de son côté, maintient plusieurs mandats malgré sa perte de siège chez Accor. Il siège encore au conseil d’administration de Lagardère, où il a perçu 70.000 euros en 2025 pour plusieurs missions de conseil. Lors de ses récents procès, il a également souligné l’importance de ses revenus, révélant un patrimoine immobilier net estimé à 9,9 millions d’euros en 2024. En appel dans l’affaire du financement libyen, il a affirmé avoir gagné 14 millions d’euros cette même année, dont 11 millions d’euros provenant d’une opération en Espagne.
Ce contexte illustre la complexité des enjeux financiers et politiques auxquels sont confrontés Nicolas Sarkozy et Carla Bruni, alors que leur vie professionnelle prend des tournants inattendus dans un cadre judiciaire délicat.