Christophe Rivenq, maire d’Alès, a été exfiltré de son domicile dans la nuit du 20 juillet, suite à des menaces sérieuses proférées par le groupe criminel DZ Mafia. Cette opération a été confirmée par l’AFP et fait suite à une protection judiciaire déjà mise en place depuis le 17 juillet en raison de menaces antérieures.
EN BREF
- Christophe Rivenq exfiltré en pleine nuit après des menaces du groupe DZ Mafia.
- Menaces antérieures incluaient des balles et des tags menaçants trouvés chez lui.
- Élargissement des mesures de protection demandé par le ministre de l’Intérieur.
Les menaces reçues par le maire d’Alès ne sont pas des cas isolés. Jeudi 16 juillet, une enveloppe contenant deux balles de calibre 9 mm avait été envoyée à son adresse, accompagnée de messages hostiles écrits sur les murs de sa maison. Ces éléments avaient été signés « DZNG », une référence à la DZ Mafia Nouvelle Génération, un sous-groupe de la DZ Mafia. Christophe Rivenq a exprimé son inquiétude face à la gravité de ces menaces, indiquant qu’il n’avait jamais été confronté à une telle situation au cours de sa carrière.
Pour répondre à cette escalade, le procureur d’Alès a annoncé l’ouverture d’une enquête pour menaces de mort et intimidation, confiée à la direction de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance spécialisée (DCOS) du Gard. Cette affaire a également conduit au déploiement de la CRS84 à Alès, afin de renforcer la sécurité dans la ville.
Le maire, qui s’est toujours montré solidaire des forces de l’ordre et a soutenu les actions judiciaires contre le trafic de stupéfiants, pourrait être la cible de ces menaces en raison de son engagement. Le procureur d’Alès a souligné que son soutien actif à la police nationale pourrait expliquer la répercussion de ces actes d’intimidation.
La DZ Mafia a commencé à s’implanter à Alès depuis l’été 2025, cherchant à étendre son influence sur les réseaux de narcotrafic locaux. Cette montée en puissance inquiète les autorités, qui redoublent d’efforts pour contrer cette organisation criminelle.
Sur le plan politique, le soutien à Christophe Rivenq a été sans faille. Des personnalités politiques de tous bords, telles que Marine Le Pen, Bruno Retailleau, et Jean-Luc Mélenchon, ont exprimé leur solidarité. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a qualifié ces actes d’intimidation de « menace d’action violente », promettant que des mesures seraient prises pour élucider cette situation préoccupante.
Dans un contexte où la violence liée à la criminalité organisée semble croissante, les autorités doivent faire preuve de vigilance et d’efficacité pour protéger les élus et maintenir l’ordre public. La situation de Christophe Rivenq est un exemple inquiétant des défis auxquels sont confrontés les responsables politiques dans des régions touchées par le crime organisé.