Le jeudi 16 juillet, les policiers ont fait une découverte alarmante dans le sous-sol d’une maison à Yerres, dans l’Essonne. Douze enfants, âgés de quelques mois à huit ans, ont été retrouvés « entassés » dans une voiture, révélant ainsi les conditions précaires et illégales dans lesquelles ils étaient gardés. Cette affaire, exposée par Le Parisien le mercredi 22 juillet, a conduit à la mise en garde à vue des deux assistantes maternelles responsables de cette crèche clandestine.
EN BREF
- Douze enfants découverts dans une voiture au sous-sol d’une crèche illégale à Yerres.
- Deux assistantes maternelles placées en garde à vue pour mise en danger de la vie d’autrui.
- Des parents choqués par les révélations sur les conditions d’accueil de leurs enfants.
Cette situation a été révélée après plusieurs mois de soupçons émis par les services de Protection maternelle et infantile (PMI) sur le fonctionnement de la crèche, nommée « L’Atelier des petits ». Les inspecteurs avaient déjà tenté de se rendre sur place sans succès, la porte étant fermée. Il semble que les assistantes maternelles aient utilisé des stratégies pour dissimuler la réalité, en cachant les enfants lors des inspections.
La situation a pris un tournant sérieux lorsque, le 16 juillet, la PMI, accompagnée de la police municipale, a décidé de se rendre à l’adresse de la crèche, rue des Amandiers. Bien que les assistantes maternelles aient ouvert la porte, un agent a demandé à visiter le sous-sol, où la découverte choquante des enfants a eu lieu.
Les policiers ont trouvé cinq enfants dans l’espace de jeux de la maison, mais ce qui les attendait dans le garage était bien plus alarmant. Douze enfants supplémentaires ont été trouvés dans une voiture, dont deux nourrissons de deux mois qui pleuraient. La plus âgée, âgée de huit ans, tentait de s’occuper d’eux. Les conditions de vie étaient inacceptables : les enfants semblaient avoir été là depuis au moins une heure, et certains étaient en état de déshydratation avancée.
Face à cette situation, les deux assistantes maternelles ont été placées en garde à vue. L’une d’elles, Christine, âgée de 49 ans, avait déjà perdu son agrément en 2021 pour avoir accueilli trop d’enfants simultanément. Elle avait récemment attiré l’attention des autorités en raison d’une autre affaire liée à un bébé secoué. La seconde assistante, Siham, 41 ans, propriétaire de la maison, a quant à elle nié les accusations malgré les évidences.
Lors du contrôle, un total de 17 enfants étaient présents dans la maison, ce qui a laissé de nombreux parents dans l’incrédulité. Ils avaient l’habitude de déposer et de récupérer leurs enfants dans un sas à l’entrée, sans jamais avoir accès aux salles principales. Cette organisation a permis aux assistantes maternelles de dissimuler la véritable ampleur de la situation.
Les réactions des parents sont empreintes d’une profonde consternation. Un parent a fait part de son choc en constatant que, tout au plus, ils n’apercevaient que sept à huit enfants dans le jardin, ce qui ne laissait guère présager la réalité de l’accueil. Les riverains, quant à eux, sont également troublés par cette révélation qui remet en question la sécurité des enfants dans leur quartier.
Cette affaire soulève des interrogations cruciales sur la régulation des structures d’accueil pour enfants et sur les moyens de contrôle des autorités. La mise en danger des enfants, même pour des raisons économiques ou pratiques, reste inacceptable et appelle à une vigilance accrue pour éviter de telles dérives à l’avenir.