Énora Malagré obtient justice : Juan Branco condamné pour diffamation

La récente décision judiciaire souligne les limites de la liberté d’expression dans le cadre de la promotion d’un livre. Un simple message publicitaire a en effet conduit à un dérapage et à une bataille juridique qui a duré plus de deux ans. Le tribunal a tranché et a rendu son verdict sur le cas d’Énora Malagré, ancienne chroniqueuse de « Touche pas à mon poste », qui a été diffamée par des propos tenus par Juan Branco.

EN BREF

  • Juan Branco reconnu coupable de diffamation envers Énora Malagré
  • Le tribunal lui ordonne de verser 4 000 euros pour préjudice moral
  • Malagré souligne l’importance de la vérité face à la désinformation

En mai 2023, alors qu’il s’apprête à publier un livre sur l’animateur Cyril Hanouna, l’essayiste et avocat Juan Branco publie sur les réseaux sociaux une phrase provocante. Cette phrase, qui insinuait des comportements inappropriés d’Hanouna avec Malagré, a été perçue par cette dernière comme une attaque personnelle. Elle a donc décidé de porter l’affaire devant les tribunaux afin de défendre son honneur.

Le 23 juin 2025, le tribunal judiciaire de Nanterre a rendu son verdict. Juan Branco a été jugé coupable d’avoir gravement porté atteinte à l’honneur d’Énora Malagré, ce qui a entraîné l’obligation pour lui de verser 4 000 euros de dommages et intérêts. Bien que cette somme puisse sembler modeste, elle représente une victoire symbolique dans la lutte contre la désinformation et les abus sur les réseaux sociaux.

Énora Malagré, qui s’est engagée récemment dans la lutte contre l’endométriose, a exprimé son soulagement après le jugement. Elle a déclaré : « Dans cette histoire, j’ai pris une balle perdue. Mais la justice a fait son travail, et cette décision montre qu’on ne peut pas raconter n’importe quoi et faire du mal aux gens sur internet. On ne se laissera plus faire ! »

De son côté, Juan Branco n’a pas accepté la décision sans tenter de faire appel. Cependant, son appel a été déclaré caduc en raison d’une négligence administrative, ce qui signifie qu’il n’a pas respecté les délais imposés pour la transmission de ses conclusions au greffe. Cette situation a mis un terme à la possibilité de contester le jugement, et la cour d’appel de Versailles a ensuite rejeté sa demande d’annulation de cette décision de caducité.

Actuellement, aucune procédure de pourvoi en cassation n’a été engagée, ce qui semble clore ce chapitre judiciaire. Juan Branco, ainsi que ses avocats, n’ont pas souhaité s’exprimer sur l’affaire, laissant un silence pesant après les vives accusations qui avaient déclenché cette affaire.

Ce cas met en lumière les enjeux de la communication sur les réseaux sociaux et les conséquences potentielles des mots. Une simple phrase, lancée dans le cadre d’une promotion, peut avoir des répercussions graves sur la réputation des individus concernés. Cela rappelle l’importance de la responsabilité dans la diffusion d’informations, même sous forme de teasing ou de marketing. Énora Malagré a montré que la justice peut encore jouer son rôle face à l’injustice, et qu’il est possible de défendre son honneur même dans un monde numérique où la vérité est parfois difficile à discerner.