Ce vendredi 24 juillet, des millions de contribuables français scrutent leurs comptes bancaires avec une attention particulière. Certains auront la bonne surprise de découvrir un remboursement d’impôts, tandis que d’autres devront patienter jusqu’en septembre pour un solde à régler. Tout dépend d’un seul et même calcul : celui qui compare le montant versé par le biais du prélèvement à la source et le montant réel dû selon la déclaration de revenus effectuée au printemps.
EN BREF
- Des remboursements d’impôts sont prévus pour le 24 juillet 2026.
- Les contribuables doivent vérifier leur situation personnelle sur impots.gouv.fr.
- Le solde à payer sera prélevé à partir de septembre 2026 pour certains foyers.
Pour ceux qui ont trop payé d’impôts en 2025 par rapport à leurs revenus réels, la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) procèdera à un remboursement automatique. Il n’est pas nécessaire d’effectuer une démarche spécifique ; le montant sera crédité sur le compte bancaire du contribuable, accompagné du libellé « REMB IMPOT REVENU ». En moyenne, le montant de ces remboursements varie entre 700 et 1 000 euros, bien que certains foyers puissent recevoir des montants bien plus élevés ou, au contraire, quelques dizaines d’euros.
Cette variation s’explique souvent par des changements de situation durant l’année, tels qu’une baisse de revenus, un enfant à charge supplémentaire, des frais professionnels non anticipés, ou encore des avantages fiscaux liés à des dons ou à l’emploi à domicile. Le taux de prélèvement mensuel est une estimation, qui est ajustée lors de la déclaration de printemps.
Pour ceux qui ne verront pas de virement sur leur compte ce jour-là, pas de panique. Les remboursements peuvent s’étaler sur plusieurs jours, et certains contribuables pourraient recevoir leur virement jusqu’au 31 juillet dans le cadre d’une seconde vague. La date exacte dépend du centre des impôts et du volume de dossiers à traiter.
Pour les contribuables qui, au contraire, doivent un complément d’impôt à l’État, cela concerne généralement ceux dont les revenus ont augmenté au cours de l’année ou qui ont perçu une prime imposable non anticipée. Cependant, la bonne nouvelle est que ce montant ne sera pas exigible immédiatement. Le prélèvement du solde interviendra à partir de septembre 2026, selon les calendriers fiscaux publiés par l’administration.
Si le montant dû est supérieur à 300 euros, la DGFiP étalera le prélèvement sur plusieurs mois, généralement de septembre à décembre. Pour un montant en dessous de ce seuil, le prélèvement sera effectué en une seule fois en septembre.
Il est conseillé de consulter son avis d’imposition, disponible dans l’espace personnel sur le site des impôts, sous l’onglet « Documents ». Celui-ci indique clairement si vous êtes en situation de remboursement ou si vous devez un solde, accompagné du montant et de la date de prélèvement ou de versement.
Si des doutes persistent, l’utilisation du simulateur officiel peut s’avérer utile pour anticiper la situation fiscale avant la publication de l’avis. Il permet de se faire une idée du montant à venir, qu’il soit positif ou négatif.
Enfin, il est important de rappeler que certains contribuables peuvent passer à côté de déductions potentielles sur leur déclaration. Une déclaration rectificative peut être effectuée dans certains délais si des erreurs sont découvertes après coup.
Que vous soyez parmi les chanceux qui recevront un remboursement ou ceux qui devront se préparer à un prélèvement, mieux vaut anticiper. Un virement inattendu peut apporter un certain soulagement, tandis qu’un prélèvement de plusieurs centaines d’euros en septembre nécessite une préparation, surtout en période de rentrée.
Restez donc vigilant et consultez votre espace personnel sur impots.gouv.fr dans les jours à venir. C’est là que se trouve la réponse à la question qui vous préoccupe ce vendredi matin : bonne ou mauvaise surprise ?