Une opération d’une ampleur significative a eu lieu ce jeudi à Éghezée, en Belgique, où les autorités ont procédé à la saisie de 80 animaux vivant dans des conditions insalubres. Cette intervention fait suite à de nombreuses plaintes émanant de riverains et d’associations de protection des animaux, alertant sur la situation alarmante d’une habitante.
EN BREF
- 75 chiens et chats, quatre gerbilles et un canari découverts dans une maison.
- La propriétaire pourrait souffrir du syndrome de Noé, entraînant la surpopulation animale.
- Les associations de protection animale reçoivent un dédommagement de 300 euros par animal secouru.
Le bourgmestre d’Éghezée, Rudy Delhaise, a décrit la scène en ces termes : « Il faut imaginer que lorsqu’on entre, on a tous ces petits chiens qui ne sont pas éduqués, qui se marchent dessus, qui aboient et qui font leurs besoins partout. Il y a une odeur d’urine, c’est presque une montagne d’animaux autour de cette dame ». Face à cette situation, le bourgmestre a jugé nécessaire d’alerter les forces de l’ordre.
Cette intervention n’est pas un cas isolé. En effet, la même habitante avait déjà fait l’objet d’une saisie l’année passée, où 134 animaux, dont des chats et des chiens, avaient été retirés de son domicile. Cette répétition des faits soulève des questions quant à l’efficacité des mesures de contrôle sur les propriétaires d’animaux.
Le directeur de l’association Griff a exprimé son inquiétude, affirmant : « Je pense qu’elle a un problème, ce n’est pas normal qu’elle vive entourée d’excréments ». Il a avancé l’hypothèse que cette femme pourrait être atteinte du syndrome de Noé, un trouble psychologique qui pousse certaines personnes à accumuler des animaux au-delà de leurs capacités à les accueillir dignement.
Pour l’heure, l’habitante n’a pas encore été condamnée pour les faits relevés en 2023. De plus, la directrice de l’association Sans Collier a souligné l’absence de suivi approprié, regrettant qu’aucun contrôle n’ait été effectué pour s’assurer que la femme ne détenait plus d’animaux après la première saisie.
Les associations impliquées dans le sauvetage des animaux ont reçu un soutien financier du gouvernement wallon, qui a accordé un dédommagement de 300 euros par animal pris en charge. De leur côté, les autorités prévoient d’imposer des amendes à la propriétaire pour insalubrité et maltraitance animale, et elle pourrait également faire face à des poursuites pour mise en danger de mineurs, en raison de la présence d’enfants dans son entourage.
Cette affaire met en lumière un problème plus large de maltraitance animale et de négligence, ainsi que les défis auxquels font face les associations de protection des animaux pour traiter de telles situations. Les initiatives de sensibilisation et de contrôle sont essentielles pour éviter que de tels cas ne se reproduisent à l’avenir.