Les incendies ravageurs qui ont touché le Var ces derniÚres semaines continuent de susciter des inquiétudes majeures parmi les viticulteurs de la région. Les autorités restent mobilisées face aux reprises des foyers, tandis que les conséquences de ces catastrophes sur la viticulture se font cruellement sentir.
EN BREF
- PrÚs de 6.000 hectares brûlés dans le Var en deux semaines.
- Des vignes touchées compromettent les vendanges de cette année.
- Les viticulteurs doivent adapter leurs méthodes de travail face aux conséquences des incendies.
Depuis le dĂ©but des incendies, environ 1.850 hectares ont Ă©tĂ© ravagĂ©s, menaçant plusieurs villages et entraĂźnant l’Ă©vacuation de leurs habitants. MĂȘme si ces derniers ont pu regagner leurs foyers, la situation reste prĂ©occupante. Le brasier, situĂ© autour du Gros Bessillon, a dĂ©jĂ dĂ©truit prĂšs de 6.000 hectares en seulement quinze jours.
Les viticulteurs, en premiĂšre ligne, constatent les dĂ©gĂąts sur leurs vignes. Martin Laplane, un viticulteur local, a perdu six hectares Ă cause des flammes. Il tĂ©moigne : âSur 120 mĂštres de longueur, il nây a plus une feuille verte. MĂȘme les bois sont trĂšs abĂźmĂ©s.â Ce constat amer fait craindre une rĂ©colte inexistante pour cette annĂ©e. âNous devons maintenant penser Ă lâavenir et espĂ©rer que lâannĂ©e prochaine soit meilleureâ, ajoute-t-il.
Les vignes, autrefois luxuriantes, se retrouvent aujourd’hui avec des feuilles marron, dessĂ©chĂ©es par la chaleur intense des incendies. Les arbres calcinĂ©s entourent ces parcelles, rappelant la violence des flammes. Les viticulteurs doivent Ă©galement se montrer vigilants face aux vignes qui auraient Ă©tĂ© touchĂ©es par les largages de produits retardants, qui sont vouĂ©s Ă ĂȘtre impropres Ă la consommation.
FrĂ©dĂ©ric Ambard, Ă©lu Ă la chambre dâagriculture, souligne que certaines parcelles, bien que non brĂ»lĂ©es visuellement, ont pu ĂȘtre affectĂ©es par les fumĂ©es. âIl faudra traiter ces vignes avec des protocoles particuliersâ, explique-t-il, ajoutant que cela reprĂ©sente une charge de travail supplĂ©mentaire dans un contexte dĂ©jĂ difficile pour le marchĂ© du vin.
Dans ce climat d’incertitude, la solidaritĂ© entre les viticulteurs semble se renforcer. Les acteurs du secteur s’organisent pour partager des conseils et des actions Ă mettre en place pour la prochaine saison. âIl faut garder espoir et travailler ensemble pour sauver ce qui peut l’ĂȘtreâ, conclut Martin Laplane.
Les incendies dans le Var sont ainsi un appel Ă la rĂ©silience et Ă l’adaptation face aux dĂ©fis environnementaux. Les viticulteurs, malgrĂ© les pertes, continuent de croire en un avenir meilleur pour leurs vignes.