Une barre Mars de 1991 révèle les effets de la shrinkflation sur nos consommations

Un vestige du passé peut-il éclairer nos pratiques de consommation actuelles ? C’est ce qu’a récemment découvert une Britannique de 44 ans, Victoria Gordon, en nettoyant un logement au Lincolnshire. Sa trouvaille, une barre chocolatée Mars datant de 1991, illustre parfaitement un phénomène de plus en plus critiqué par les consommateurs : la shrinkflation.

EN BREF

  • Victoria Gordon découvre une barre Mars de 1991 durant un nettoyage.
  • Elle compare son poids avec un Mars actuel, révélant une shrinkflation significative.
  • Les prix des barres chocolatées ont augmenté malgré la réduction de taille.

Victoria Gordon, dirigeante d’une société de nettoyage, est habituée à faire des découvertes insolites dans des lieux souvent envahis par des objets divers. Lors de son dernier nettoyage, elle est tombée sur une barre chocolatée qui a plus de trois décennies. Dans une vidéo, elle présente cette trouvaille, la qualifiant de « massive », et ne peut s’empêcher de faire une comparaison avec la version actuelle de ce produit emblématique.

La surprise est de taille. En effet, la barre de 1991 pesait 65 grammes, contre seulement 51 grammes aujourd’hui, soit une perte de 14 grammes. Victoria souligne que cette différence de taille ne fait que renforcer la réalité de la shrinkflation. Ce terme désigne la pratique consistant à réduire la quantité d’un produit tout en maintenant, voire augmentant, son prix. « C’est une honte, vraiment », déclare-t-elle, visiblement déçue par cette constatation.

Les prix des barres chocolatées ont également connu une évolution marquée. En 1991, le coût d’une barre se situait entre 0,30 et 0,45 euros. Si l’on prend en compte l’inflation, son prix devrait être d’environ un euro aujourd’hui. Pourtant, le tarif moyen atteint actuellement environ 1,50 euros. Ce décalage entre le prix et la quantité en fait un sujet d’interrogation pour de nombreux consommateurs.

Victoria Gordon ne se laisse pas abattre par cette découverte. Elle exprime son enthousiasme pour ces trouvailles, affirmant que sa « partie préférée des dégagements de thésaurisation est de trouver un trésor comme ça ». Son expérience illustre une tendance plus large : de nombreux consommateurs se plaignent d’une diminution des portions dans diverses enseignes. Par exemple, McDonald’s a récemment été critiqué pour la taille de ses gobelets, tandis que Chick-fil-A a été mis en cause pour la taille de ses sandwichs.

Dans un monde où les consommateurs sont de plus en plus attentifs à ce qu’ils achètent, cette découverte de Victoria Gordon soulève des questions pertinentes concernant l’éthique des pratiques commerciales. Les clients se retrouvent souvent face à des produits qui semblent de moins en moins généreux, alors que les tarifs continuent d’augmenter. La comparaison entre les barres chocolatées permet d’illustrer une tendance qui va au-delà de la simple nostalgie pour les produits d’antan.

La situation actuelle incite donc à une réflexion sur nos habitudes d’achat. Au-delà des chiffres et des comparaisons, il s’agit de repenser notre rapport aux produits que nous consommons et aux pratiques des entreprises qui les fabriquent. Les petites découvertes, comme celle de Victoria, peuvent avoir un impact plus large sur notre perception du marché et de la valeur que nous accordons à nos achats quotidiens.