Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise (LFI), a pris position pour défendre Bally Bagayoko, nouveau maire de Saint-Denis, qui fait l’objet d’allégations de détournement de fonds publics et d’emploi fictif. Les accusations ont émergé suite à un article du Canard enchaîné qui évoque un cumul de fonctions à la RATP et dans son rôle d’élu local.
EN BREF
- Jean-Luc Mélenchon défend Bally Bagayoko contre des accusations de détournement de fonds.
- La RATP dément tout emploi fictif lié à Bally Bagayoko.
- Aly Diouara, également sous le feu des critiques, affirme respecter les règles de logement social.
M. Mélenchon a qualifié les accusations portées contre Bagayoko et Aly Diouara, maire de La Courneuve, de manifestations d’un « racisme systémique » orchestré par ce qu’il appelle « la caste ». Il a exprimé son indignation sur la plateforme X, soulignant que les critiques visant ces élus sont motivées par leur ethnicité et leur affiliation politique. « Noir et LFI, c’est trop pour les suprémacistes médiatiques », a-t-il écrit, dénonçant une campagne de calomnies.
Les accusations à l’encontre de Bally Bagayoko sont graves. L’association AC !! Anti-Corruption a déposé une plainte en raison de soupçons de détournement de fonds publics. Les allégations évoquent un cumul de fonctions à temps plein à la RATP, où il aurait été employé tout en exerçant son mandat d’élu local. La RATP a rapidement démenti ces accusations, affirmant qu’il n’existe aucune preuve d’emploi de complaisance.
Bally Bagayoko, qui a été élu maire de Saint-Denis en mars 2026, a nié avoir reçu une « faveur technique » pour son emploi à la RATP, où il est rémunéré environ 6.000 euros par mois. Dans une déclaration au Parisien, il a insisté sur le fait qu’il n’avait pas agi en violation des règles en vigueur.
Aly Diouara, également dans l’œil du cyclone, est accusé d’occuper indûment un logement social tout en percevant des indemnités de député s’élevant à environ 7.600 euros brut mensuels depuis son élection à l’Assemblée nationale en 2024. En réponse, Diouara a affirmé qu’il était « totalement dans les clous » concernant son logement, se présentant comme un « enfant du logement social » qui a toujours respecté les normes en vigueur. Il a précisé que son éligibilité était basée sur des revenus de 2024, année où il n’était député qu’à partir de juillet.
Il a également fait savoir qu’il était en train de chercher un autre appartement, soulignant sa volonté de se conformer aux exigences du logement social. Il cumule les mandats de député et de maire, une situation temporaire étant donné qu’un recours concernant son élection aux municipales de mars dernier est en cours.
Ces événements soulèvent des questions sur la perception et le traitement des élus issus de minorités dans le paysage politique français, en particulier dans un contexte où les accusations de racisme et de discrimination sont de plus en plus fréquentes. La défense de Mélenchon souligne un besoin de vigilance face aux préjugés qui peuvent influencer la couverture médiatique et la perception publique des élus.
En somme, cette affaire met en lumière les tensions existantes au sein du paysage politique français, où les enjeux d’intégrité et d’inclusivité sont au cœur des débats actuels.