Une enquête pour cyberharcèlement et menace de mort a été ouverte suite aux attaques en ligne reçues par Gisèle Journo, agente d’influenceurs et figure des vlogs d’août de Lena Situations. Les avocats de cette dernière dénoncent des « menaces de mort, injures à caractère antisémite et sexiste ». Le parquet de Paris a confié les investigations au Pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH), qui a chargé la Brigade de répression de la délinquance contre les personnes (BRDP) de mener l’enquête.
EN BREF
- Une enquête pour cyberharcèlement a été ouverte après des menaces reçues par Gisèle Journo.
- Les avocats dénoncent des injures antisémite et sexiste dans les messages reçus.
- Les investigations visent à identifier les auteurs de ces menaces en ligne.
Le parquet a précisé que l’enquête préliminaire cible le « harcèlement moral d’une personne au moyen d’un service de communication au public en ligne ou d’un support numérique ou électronique » ainsi que la « menace de mort matérialisée par écrit, image ou autre objet », tous deux commis en raison de la race, de l’ethnie, de la nation ou de la religion.
Les avocats de Gisèle Journo, dont Karen Noblinski, soulignent l’ampleur de la campagne de cyberharcèlement dont leur cliente est victime, mêlant menaces de mort et injures. « Mes clients font aujourd’hui l’objet d’une campagne de cyberharcèlement d’une ampleur particulièrement préoccupante », a-t-elle déclaré à l’AFP. Les messages reçus comprennent des phrases telles que : « Mourrez bande de sionistes » et « Vous serez chassés, traqués, tabassés ».
La situation a été exacerbée par des internautes qui reprochent à Gisèle Journo d’avoir republication sur ses réseaux sociaux, notamment d’une vidéo montrant un soldat israélien. Selon elle, il s’agissait en réalité d’un hommage à un ami récemment décédé. L’agence Gisèle Paris, qu’elle représente, a affirmé sur Instagram ne « jamais » avoir soutenu ni cautionné la mort de civils palestiniens.
Un post de Rima Hassan, eurodéputée de La France Insoumise, a également exacerbé les tensions. Elle a appelé au boycott de Gisèle Journo, l’accusant de relayer des contenus de l’armée israélienne. Ce post a été liké par Lena Situations, qui a filmé Gisèle Journo et d’autres influenceurs sur l’île de Ré début août. Depuis, Gisèle Journo a été floutée dans les vidéos de Sundy Jules, un autre influenceur présent lors de cet événement.
Les investigations se poursuivent pour déterminer les auteurs des messages de haine. La Brigade de répression de la délinquance contre les personnes met tout en œuvre pour identifier les responsables, alors que les réseaux sociaux continuent d’être un terrain fertile pour les comportements haineux et les cyberattaques.
Cette affaire soulève des questions cruciales sur la sécurité des personnalités publiques et la nécessité d’une législation renforcée contre le cyberharcèlement. Elle met également en lumière la dynamique des réseaux sociaux, où la diffusion de contenus peut entraîner des réactions violentes et disproportionnées.