Chloé Mortaud partage son combat contre l’endométriose et l’adénomyose

Chloé Mortaud, célèbre pour son titre de Miss France 2009, a récemment fait part de son parcours difficile face à l’endométriose, une maladie chronique invisible qui affecte de nombreuses femmes. Mannequin, entrepreneuse et mère de trois enfants, elle a décidé de lever le voile sur ses douleurs pelviennes persistantes, qui ont longtemps été banalisées par son entourage et même par certains professionnels de santé.

EN BREF

  • Chloé Mortaud raconte son errance médicale de 25 ans avant un diagnostic d’endométriose.
  • Elle a subi une chirurgie laparoscopique pour traiter son endométriose et son adénomyose.
  • Son témoignage vise à sensibiliser sur ces maladies souvent minimisées.

Le 21 août 2026, Chloé a partagé une vidéo poignante sur son compte Instagram, filmée depuis son lit d’hôpital. Elle y décrit les difficultés liées à son diagnostic, qu’elle a mis vingt-cinq ans à obtenir. « 25 ans. C’est le temps qu’il m’a fallu pour comprendre que la douleur avec laquelle j’avais appris à vivre ne faisait pas simplement “partie de la condition féminine” », a-t-elle déclaré, brisant ainsi un tabou sur les douleurs gynécologiques souvent minimisées.

Les douleurs menstruelles et pelviennes qu’elle a subies pendant de nombreuses années, perçues comme normales par son entourage médical, illustrent une réalité partagée par de nombreuses femmes. Chloé a souligné que pour certains praticiens, ses douleurs étaient banalisées. « On m’a même dit que ça ne pouvait pas être de l’endométriose parce que je ne souffrais pas assez », a-t-elle ajouté, exposant ainsi une problématique plus large concernant la reconnaissance des douleurs féminines.

L’annonce officielle de son diagnostic, survenue après une intervention chirurgicale à 36 ans, a provoqué des émotions mitigées. Chloé a décrit ce moment comme « étrange » : « J’ai pleuré pendant deux jours, puis j’ai ressenti à la fois un sentiment de légitimation et de frustration… tout cela en même temps ». Ce mélange de soulagement et de colère met en lumière l’urgence d’une meilleure prise en charge des maladies gynécologiques chroniques.

Plus qu’un simple exutoire, son témoignage vise à transformer son expérience en un outil de prévention. En convalescence à Los Angeles, elle a l’intention de partager son « parcours de guérison » sur Instagram, où elle compte près de 59 000 abonnés. Chloé souhaite alerter les femmes sur les signes de l’endométriose et de l’adénomyose, deux maladies encore méconnues malgré leur prévalence.

Selon la Fondation pour la Recherche Médicale, l’adénomyose toucherait près de 30 % des femmes, un chiffre alarmant comparé à l’endométriose. Ce constat met en exergue l’ampleur du défi de santé publique représenté par ces pathologies gynécologiques chroniques.

Chloé Mortaud, en partageant son vécu, incarne une nouvelle génération de personnalités publiques qui osent briser le silence sur la souffrance féminine. Son parcours témoigne de la nécessité d’ouvrir un dialogue entre patientes, médecins et leurs proches, contribuant ainsi à donner une voix à celles dont les douleurs ont longtemps été ignorées.

Son engagement et son témoignage pourraient bien marquer un tournant dans la manière dont les maladies gynécologiques sont perçues et prises en charge, incitant à une plus grande sensibilisation et compréhension de ces enjeux de santé publique.