Bruno Retailleau propose des internats disciplinaires pour les élèves en difficulté

Ce mardi matin, lors d’une interview sur RTL, Bruno Retailleau, président du parti Les Républicains et candidat à la présidentielle de 2027, a exposé sa vision de l’éducation en France. Avec un discours centré sur la nécessité de rétablir l’autorité à l’école, il a évoqué la création d’internats disciplinaires destinés à accueillir les élèves en difficulté.

EN BREF

  • Bruno Retailleau propose des internats disciplinaires pour élèves difficiles.
  • Il prône un retour à l’autorité et une « révolution culturelle » dans l’éducation.
  • Des professeurs expérimentés accompagneraient ces jeunes dans ces internats.

Bruno Retailleau a exprimé sa volonté de « sortir l’école de l’idéologie du pédagogisme » qu’il considère responsable d’une baisse du niveau scolaire. « Quand des élèves récidivistes, violents ou harceleurs se présentent, il est impératif de créer des internats disciplinaires », a-t-il déclaré. Il a précisé que ces établissements seraient soumis à des règles strictes, où le respect de la règle et des autres serait enseigné.

Le candidat a également souligné que ces internats ne doivent pas être confondus avec des « maisons de correction ». Il les envisage comme des lieux de seconde chance, où les élèves pourraient être coupés de milieux familiaux défaillants. « Nous devons offrir une opportunité à ces jeunes, leur donner la possibilité de se réinsérer », a-t-il ajouté.

Au-delà des internats, Retailleau a proposé une « révolution culturelle » dans l’éducation, mettant l’accent sur la valorisation des formations professionnelles. Il a critiqué la tendance à dévaloriser les élèves ayant une intelligence pratique, ceux qui sont plus à l’aise dans des métiers manuels que dans des parcours académiques abstraits. « Je préfère voir des élèves obtenir un CAP ou un Bac pro avec un emploi à la clé, plutôt que des masters qui mènent à Pôle emploi », a-t-il insisté.

Lors d’une récente réunion avec des parents d’élèves à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), le candidat a également évoqué la nécessité de revaloriser le salaire des enseignants. « Nous restaurerons une école de l’excellence, du mérite et de la mobilité pour tous », a-t-il promis. Il a également plaidé pour une plus grande liberté dans le choix des établissements scolaires, tant dans le secteur public que privé.

Ces propositions s’inscrivent dans un contexte où l’éducation est au cœur des préoccupations des Français, et où les défis liés à la violence et au harcèlement scolaire sont de plus en plus prégnants. Bruno Retailleau, à travers sa vision fermement ancrée dans l’autorité, espère ainsi redresser un système éducatif qu’il juge en crise.

Ce projet ambitieux de Retailleau pourrait susciter des débats au sein de la société française, notamment sur les méthodes d’éducation et la place de l’autorité dans le système scolaire. Les prochaines semaines seront déterminantes pour voir comment ces idées seront accueillies par les autres acteurs politiques et par le public.