Les acheteurs de voitures électriques d’occasion vont bénéficier d’une nouvelle mesure facilitant leur choix. À partir de septembre 2026, le degré d’usure de la batterie, exprimé en pourcentage, devra être affiché de manière obligatoire. Cette initiative découle d’un pacte signé entre le gouvernement français et la filière automobile.
EN BREF
- L’état de santé des batteries des voitures électriques sera affiché obligatoirement.
- Cette mesure vise à renforcer la confiance des acheteurs.
- Le pacte a été signé le 4 septembre 2026 par le gouvernement et des acteurs du secteur.
La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a souligné l’importance de cette mesure lors de la signature du « pacte de confiance pour les véhicules électriques d’occasion » à Rambouillet, en présence de plusieurs représentants de la filière automobile. Elle a indiqué que l’état de la batterie est souvent un facteur décisif dans l’achat d’un véhicule électrique d’occasion.
Les signataires de ce pacte incluent des constructeurs de renom tels que Renault et Stellantis, ainsi que des entreprises de vente en ligne comme Aramis. Ces acteurs s’engagent à afficher clairement l’état de santé des batteries sur leurs véhicules. Cela permettra aux acheteurs de connaître la capacité réelle restante de la batterie, un élément crucial pour évaluer le niveau d’autonomie d’une voiture électrique.
Le diagnostic, connu sous le sigle SOH (State of Health ou état de santé), est exprimé en pourcentage, où une batterie neuve affiche 100 %. Bien que de nombreux acteurs du secteur aient déjà proposer ce type d’information, sa généralisation est un pas en avant significatif pour la transparence dans le marché des voitures d’occasion.
Cette initiative vise à renforcer la confiance des acheteurs potentiels, notamment dans un contexte où le marché des véhicules électriques d’occasion est en pleine expansion. Des aides temporaires, financées par les fournisseurs d’énergie, ont également été mises en place depuis le 1er septembre pour encourager cette transition.
Ce geste en faveur des consommateurs s’inscrit dans une volonté plus large de rendre l’achat de véhicules électriques accessible à un plus grand nombre de personnes, y compris celles dont les revenus sont moins élevés. Cela est particulièrement pertinent pour des professions telles que les aides à domicile, qui parcourent de nombreuses kilomètres mais peuvent rencontrer des difficultés financières pour acquérir un véhicule électrique.
Le cadre réglementaire français prend ainsi de l’avance sur l’Europe, puisque le futur « passeport batterie » sera obligatoire au sein de l’Union européenne à compter du 18 février 2027. Ce document numérique, disponible sous forme de QR code, contiendra des informations essentielles sur la capacité résiduelle des batteries.
La plateforme automobile (PFA), qui regroupe les constructeurs et les équipementiers français, ainsi que d’autres organisations professionnelles comme Mobilisans et la CSIAM, ont également signé ce pacte. Cette démarche collective témoigne d’un engagement fort en faveur de la transparence et de la protection des consommateurs dans le secteur des véhicules électriques d’occasion.