Kushner et Witkoff à Moscou pour des négociations de paix avant de se rendre à Kiev

Ce samedi, 5 septembre 2026, au 1.655e jour du conflit en Ukraine, les émissaires de Donald Trump, Jared Kushner et Steve Witkoff, ont posé le pied à Moscou. Leur mission consiste à présenter une proposition visant à mettre un terme à la guerre en Ukraine, qui semble s’enliser davantage. À leur arrivée à l’aéroport de Vnoukovo, ils ont été accueillis par Kirill Dmitriev, l’émissaire russe chargé des questions économiques.

EN BREF

  • Kushner et Witkoff, émissaires de Trump, sont à Moscou pour des négociations de paix.
  • Ils se rendront ensuite à Kiev malgré les bombardements russes sur la capitale ukrainienne.
  • Le député RN Laurent Jacobelli a exprimé des réserves sur l’aide financière à l’Ukraine.

Cette visite marque la première fois que les deux médiateurs se rendent à Kiev après leur mission à Moscou. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a signalé que les aéroports de sa capitale avaient été frappés par des bombardements russes juste avant l’arrivée des émissaires, interprétant cela comme une tentative du Kremlin de saboter leur visite. En dépit de ces tensions, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a annoncé que Vladimir Poutine avait ordonné une cessation des frappes sur la capitale ukrainienne pendant trois jours, afin de faciliter la venue des émissaires américains.

Parallèlement, la situation sur le terrain reste préoccupante. Dans la matinée de samedi, une attaque russe à Kamianske, dans le centre-est de l’Ukraine, a causé la mort d’au moins cinq personnes et blessé cinq autres. Ces événements soulignent la violence persistante du conflit, alors que des discussions de paix sont en cours.

Sur le plan politique en France, le député du Rassemblement national (RN), Laurent Jacobelli, a nuancé la position de son parti concernant le soutien financier à l’Ukraine. Interrogé sur Franceinfo, il a souligné que la France, en situation de quasi-faillite, ne pouvait pas mettre en danger son avenir en continuant d’envoyer de l’argent à un pays en guerre. Ce commentaire fait suite aux critiques dirigées vers le RN, après que son vice-président, Louis Aliot, a suggéré de « couper le robinet » de l’aide financière à l’Ukraine en cas d’arrivée au pouvoir du RN.

Dans un contexte plus large, environ 4,4 millions d’Ukrainiens bénéficient actuellement du statut de protection accordé par l’Union européenne, leur permettant de séjourner, travailler et accéder à des aides. Ce régime, prolongé jusqu’en mars 2028, exclut toutefois les personnes mobilisables à la demande de Kiev. La Hongrie, cependant, a déclaré qu’elle continuerait d’accueillir les Ukrainiens fuyant la conscription, malgré la décision de l’UE.

Les émissaires américains, Kushner et Witkoff, sont donc en mission pour tenter de trouver un terrain d’entente entre l’Ukraine et la Russie. Donald Trump n’a pas précisé si la proposition qu’ils apporteront impliquera une cession territoriale de la part de l’Ukraine, bien qu’il ait mentionné qu’il avait une idée pour la paix. Selon des informations, il est prévu que les deux émissaires se rendent à Kiev en avion, une démarche exceptionnelle étant donné que l’espace aérien ukrainien est fermé depuis le début de la guerre. Les visites se font généralement par train depuis des pays voisins, ce qui rallonge considérablement le trajet.

La suite des événements sera cruciale pour les perspectives de paix dans la région et pour le soutien international à l’Ukraine, en pleine tourmente. Les résultats de cette mission pourraient influencer non seulement le cours du conflit, mais également les relations diplomatiques entre les États-Unis, la Russie et l’Ukraine.