La présentatrice de télévision égyptienne Sarah Khalifa, âgée de 39 ans, a été condamnée à mort le 5 septembre 2023 par un tribunal pénal du Caire. Cette décision intervient dans le cadre d’une affaire de fabrication et de trafic de stupéfiants, où elle est impliquée aux côtés de 11 autres personnes.
EN BREF
- Sarah Khalifa et 11 complices condamnés à mort pour trafic de drogue.
- Plus de 750 kg de drogues et d’équipements saisis dans des laboratoires.
- La présentatrice a déjà été condamnée pour d’autres délits, dont l’agression.
Les médias officiels rapportent que Sarah Khalifa et ses coaccusés ont été reconnus coupables d’avoir formé une organisation criminelle spécialisée dans l’importation de substances illicites destinées à la fabrication de drogues. En plus de la peine de mort, les accusés ont également été jugés pour possession illégale d’armes à feu et de munitions.
Les autorités égyptiennes ont saisi plus de 750 kg de drogues, ainsi que des matières premières et des équipements utilisés dans la fabrication de ces substances. Cette saisie a été effectuée dans deux appartements qui servaient de laboratoires clandestins. Le verdict a été prononcé après consultation du grand mufti, conformément à la loi égyptienne.
Sarah Khalifa est une figure bien connue en Égypte, notamment en tant que cheffe d’entreprise et présentatrice de l’émission Mission difficile, diffusée sur la chaîne privée al-Mehwar. Son programme aborde des thématiques liées à la sécurité et à la criminalité. Elle a également eu des expériences à la télévision en ligne.
Les poursuites judiciaires contre Sarah Khalifa ont débuté l’année précédente et ont concerné au total 27 personnes, y compris son frère. En plus de cette récente condamnation à mort, la présentatrice a également été reconnue coupable dans une affaire distincte de séquestration et d’agression, pour laquelle elle a écopé d’une peine de cinq ans d’emprisonnement.
En Égypte, la peine de mort est appliquée pour divers crimes, y compris le meurtre prémédité, le terrorisme, certains viols et le trafic de drogues. En 2025, la Commission égyptienne pour les droits et les libertés a rapporté que 541 condamnations à mort ont été prononcées dans le pays, soulignant l’usage fréquent de cette sentence dans le système judiciaire égyptien.
La condamnation de Sarah Khalifa et de ses coaccusés soulève des questions sur l’application de la justice en Égypte et les implications de telles affaires dans un contexte où les droits humains sont souvent au centre des débats.