Ce vendredi, la cérémonie de commémoration des attentats du 11 septembre 2001 à New York introduira un changement significatif. Pour la première fois, une septième minute de silence sera observée au mémorial de Ground Zero. Cette décision, prise vingt-cinq ans après les événements tragiques, vise à honorer les milliers de personnes ayant perdu la vie après avoir été exposées à des substances toxiques relâchées lors des attaques.
EN BREF
- Une septième minute de silence sera ajoutée à la commémoration du 11-Septembre.
- Cette minute rend hommage aux victimes des maladies liées aux attaques.
- Des documents révèlent que la ville savait des dangers de la toxicité de l’air post-attaque.
Traditionnellement, la cérémonie du 11 septembre comporte six moments de silence, chacun marquant une étape clé de cette journée marquante : les impacts des avions, l’effondrement des tours, l’attaque contre le Pentagone et le crash du vol United Airlines 93 en Pennsylvanie. Cependant, cette année, la cérémonie se veut plus inclusive, en reconnaissant le *coût humain* continu des événements du 11 septembre.
Cette nouvelle minute de silence ne commémore pas un événement précis survenu ce jour-là, mais plutôt les conséquences à long terme des attaques. En effet, des milliers de New-Yorkais ont souffert de maladies comme le cancer et des problèmes respiratoires à cause des poussières et débris toxiques présents après l’effondrement des tours. L’ancien médecin en chef des pompiers de New York a souligné dans un communiqué : « Nous avons perdu beaucoup trop de personnes à cause du cancer, de problèmes respiratoires et d’autres maladies liées au 11-Septembre. »
Cette initiative a été annoncée par le maire de New York, Zohran Mamdani, qui a exprimé son inquiétude face à l’augmentation du nombre de victimes. « Au fil des années, alors que le nombre de victimes augmente, nous prenons conscience du coût du 11-Septembre chaque fois qu’un autre New-Yorkais nous est arraché trop tôt. Aujourd’hui, près de 25 ans plus tard, le nombre de décès dus à des maladies liées au 11-Septembre dépasse celui des victimes du jour même », a-t-il déclaré.
En parallèle, la mairie a récemment publié des milliers de documents concernant la toxicité de l’air après les attaques. Ces révélations indiquent que la municipalité était consciente des dangers que représentaient les particules dans l’air et aurait dissimulé ces informations. Si ces allégations sont confirmées, elles pourraient engager la responsabilité de deux anciens maires, Rudy Giuliani et Michael Bloomberg, respectivement en poste lors des attaques et après.
Face à ces enjeux, un programme de santé du World Trade Center a été mis en place en 2011, permettant de suivre médicalement les secouristes et survivants. Ce programme offre des traitements gratuits en cas de problèmes de santé liés aux événements du 11 septembre. À ce jour, plus de 9 400 personnes sont décédées des suites de maladies associées à cette tragédie.
La cérémonie de ce vendredi promet d’être un moment poignant de réflexion et de recueillement, rappelant que les conséquences des attaques du 11 septembre continuent d’affecter des vies bien après la tragédie initiale.