À partir du 1er octobre, le gouvernement français a confirmé une hausse du plafond des franchises médicales, qui passera de 100 à 140 euros par an. Cette décision, bien que moins ambitieuse que l’initiale proposition de doubler le plafond, vise à s’adapter à l’inflation et à alléger le reste à charge pour certains assurés.
EN BREF
- Le plafond des franchises médicales passe de 100 à 140 euros.
- Cette augmentation sera réévaluée annuellement à partir de 2028.
- 18 millions de Français resteront exonérés de ces franchises.
La ministre de la Santé, après avoir envisagé en juillet de doubler le plafond à 200 euros, a finalement renoncé face à des critiques croissantes de la part des professionnels de santé et des patients. Le décret publié au Journal officiel précise que le nouveau plafond de 140 euros se décompose en 70 euros pour les consultations et 70 euros pour les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires.
Il est pertinent de noter que cette mise à jour des plafonds n’avait pas eu lieu depuis leur création, il y a 20 ans. Ainsi, le montant pour les consultations et les médicaments, qui était de 50 euros, passe à 70 euros pour mieux refléter l’évolution des coûts de la vie et de l’inflation.
Cette augmentation est présentée par le gouvernement comme une mesure mesurée, visant à protéger les plus vulnérables. Environ 18 millions de Français, notamment les mineurs, les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire et les femmes enceintes, demeureront exemptés de ces franchises. La ministre a souligné que l’impact moyen pour les assurés concernés par ces franchises sera limité à moins d’un euro par mois, et à deux euros pour ceux en affection longue durée.
Dans un contexte où le déficit de la Sécurité sociale atteint des niveaux alarmants, avec une prévision de 23,2 milliards d’euros pour 2026, ce changement de politique s’inscrit dans une volonté plus large de résorber ce déficit. Les débats budgétaires prévus cet automne seront cruciaux pour l’avenir du financement des soins en France.
Le syndicat Unsa a exprimé des réserves quant à cette décision, dénonçant l’instauration d’un mécanisme d’augmentation automatique des frais à la charge des patients. Cette logique, selon eux, est inacceptable et pourrait avoir des répercussions sur l’accès aux soins pour une partie de la population.
Alors que la santé publique et la gestion du système de santé demeurent des enjeux majeurs pour le gouvernement, il sera essentiel de suivre de près les réactions des différents acteurs du secteur, ainsi que l’impact de ces mesures sur les assurés sociaux et leur accès aux soins.