Programme de remise en forme : trois semaines pour retrouver le plaisir du mouvement

La rentrée s’accompagne souvent d’une volonté de reprendre une activité sportive. Pourtant, la peur de la douleur et de la fatigue peut freiner cette démarche. Julie Cukierman, coach sportive, propose un programme sur trois semaines qui permet de réintroduire le mouvement dans son quotidien de manière douce et accessible, même après une longue période d’inactivité.

EN BREF

  • Un programme de trois semaines pour retrouver le goût de l’activité physique.
  • Des exercices simples et progressifs adaptés à chacun.
  • Un accent sur le plaisir et la régularité plutôt que sur la performance.

Il est courant de penser que reprendre le sport signifie souffrir et se retrouver avec des courbatures. Cependant, cela est loin d’être une fatalité. Julie Cukierman assure qu’il suffit d’adopter une approche adaptée pour retrouver le plaisir de bouger. « Quand on n’a pas fait d’activité physique pendant longtemps, on pense que c’est trop tard, que c’est perdu. Mais en y allant par étapes, il est possible de retrouver du plaisir à bouger », explique-t-elle.

La première semaine s’inscrit dans une logique de réintroduction du mouvement. Plutôt que de plonger immédiatement dans des séances intenses, l’objectif est de sortir de la sédentarité. Cela peut passer par des gestes simples : emprunter les escaliers, se lever fréquemment, ou encore danser dans son salon. « Avant de parler sport, on réintroduit le mouvement dans son quotidien », précise Julie Cukierman.

Il est conseillé de noter chaque jour les petites actions qui permettent de bouger sans réaliser de sport formel. Ces gestes, même modestes, contribuent à améliorer la circulation sanguine, à relancer l’énergie et à libérer des endorphines. Ainsi, dès la première semaine, le corps commence à se « dérouiller » et une sensation de bien-être se fait sentir.

Pour garder la motivation, la coach recommande d’établir un « rituel de remise en mouvement ». Par exemple, 5 minutes d’étirements doux au réveil, en écoutant une musique agréable, peuvent devenir une habitude plaisante.

Au fur et à mesure que le corps retrouve sa mobilité, la deuxième semaine est le moment idéal pour introduire des séances d’activité physique plus formelles. Ici, il ne s’agit pas de s’engager dans des pratiques intenses, mais plutôt de choisir des activités douces adaptées à son niveau, comme le yin yoga ou des cours de Pilates.

Julie Cukierman suggère d’intégrer une ou deux séances de 30 minutes par semaine, sans pression. « Le sport n’est pas synonyme de difficulté. Il s’agit de plaisir et de sensations positives », souligne-t-elle. Ces premières séances permettent de commencer à structurer sa pratique, tout en se concentrant sur le plaisir de bouger.

Les bénéfices de cette approche sont multiples. En plus d’une sensation de tonicité physique, la pratique d’une activité régulière contribue à renforcer la confiance en soi. L’optimisme et le moral s’améliorent grâce aux hormones libérées lors de l’exercice.

Pour ceux qui sont réticents à l’idée de faire du sport, Kucierman propose le « fitness snacking », qui consiste à effectuer de courtes séances d’exercices tout au long de la journée. Par exemple, faire des squats en se brossant les dents ou danser tout en cuisinant. Ces mini-séances permettent de réactiver les muscles sans la contrainte d’une séance classique.

Enfin, la troisième semaine est le moment de passer à des activités plus dynamiques, telles que des marches rapides ou des séances de natation. « Il est important de stimuler le cœur », indique Julie Cukierman. En ajoutant ces défis cardio, on parvient à améliorer sa condition physique générale.

À l’issue de ces trois semaines, même si les résultats esthétiques ne sont pas immédiatement visibles, une amélioration générale de la forme et de l’humeur devient perceptible. La clé réside dans cette prise de conscience et cette fierté d’avoir renoué avec le mouvement. « On se fixe de petits objectifs réalistes pour ne pas engendrer de frustration tout en se faisant plaisir », conclut-elle.

Ce programme, axé sur le plaisir et la régularité, se veut une invitation à redécouvrir le mouvement au quotidien, loin des idées reçues sur la difficulté du sport. En s’écoutant et en avançant à son rythme, chacun peut retrouver le chemin d’une activité physique épanouissante.